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9 ans et déjà entrepreneure

Laurence Beaulieu vend ses créations sur les réseaux sociaux

Jean-François Desbiens
Le 06 décembre 2024 — Modifié à 11 h 32 min
Par Jean-François Desbiens - Journaliste

Une fillette de 9 ans de Dolbeau-Mistassini a réalisé le 21 novembre dernier un de ses rêves en se lançant en affaires. Laurence Beaulieu vend sur les réseaux sociaux des décorations d’intérieures pour les sapins de Noël qu’elle fabrique elle-même avec de la résine époxy.

Sur sa page Facebook, Les créations de Laurence, elle offre des flocons de neige, des boules et des cloches de Noël, des décorations personnalisées puisqu’elle les conçoit selon les couleurs demandés par ses clients. La jeune fille fabrique aussi des sous-verres et des porte-clés.

Et ce n’est pas terminé. « Je vais bientôt sortir des signets, lance-t-elle. »

Passionnée de bricolage

Sa passion du bricolage a débuté durant la Covid alors qu’elle était cantonnée à la maison, juste avant d’entrer en maternelle.

« Je prenais plein d’affaires que je trouvais et je les collais ensemble pour m’amuser. J’ai commencé ensuite à faire des bracelets et j’ai demandé de la résine parce que j’en voyais sur TikTok. Je voyais plein de filles sur les réseaux sociaux se faire beaucoup d’argent en vendant ce qui était souvent des babioles. Ça m’a donné l’idée de départ. »

Dès qu’elle a commencé à offrir ses créations, Laurence a constaté qu’il y avait une demande, ce qui l’a surprise.

« Ma mère m’avait prévenu de ne pas me décourager si je n’avais pas de commande. Je n’attendais à en avoir uniquement des membres de ma famille. Quand je suis arrivé à la maison après l’école, mon père m’a dit qu’il y avait quatre commandes à préparer. Puis ça a augmenté. »

Trouver du temps

L’artiste, le surnom que lui donne son père, a donc dû trouver du temps entre l’école (elle est en 4e année) pour fabriquer ses créations et ses nombreux loisirs, soit la danse, la gymnastique et le patinage artistique.

« C’est plus de travail que je pensais, confie-t-elle. Il faut maintenant que j’en fabrique le matin, parfois le midi et le soir avant de me coucher. Je mélange la résine avec les paillettes ou le colorant et je les mets dans un moule. Ce qui est long, c’est le séchage qui prend 12 heures. Mais ce n’est pas compliqué et j’aime ça! »

Encouragée par ses proches, Laurence compte répondre à toutes les commandes qu’elle reçoit. Elle prévoit aussi récidiver durant le temps des fêtes l’an prochain.

Fabriquer autre chose

« Ça va me donner plus de temps pour me préparer et en faire davantage, avoir assez de stock. Je pense aussi fabriquer d’autres choses, comme des milieux de table ou des plateaux. »

La jeune fille reste toutefois terre à terre avec ce qu’elle prévoit faire des profits de son commerce. Même si elle aime beaucoup le maquillage de son propre aveu, elle espère plutôt acheter des protège-lames pour ses patins.

Quand on lui demande ce qu’elle fera comme profession une fois adulte, Laurence Beaulieu a aussi une autre ambition, celle de devenir médecin. 

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