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Les entrepreneurs forestiers tendent la main à Résolu

Le 30 août 2012 — Modifié à 00 h 00 min le 30 août 2012
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Les entrepreneurs forestiers tendent la main à Résolu

Dans un climat de profonde crise et sous le coup d'une injonction les forçant à retourner en forêt, les entrepreneurs forestiers du Québec tendent la main aux donneurs d'ouvrage et lancent une campagne auprès de la population pour valoriser leur travail.

En conférence de presse mercredi, Isabelle Tanguay, directrice générale de l'Association des propriétaires de machinerie forestière du Québec (APMFQ), celle qu'on surnomme la ''lionne de la forêt'' parce qu'elle se bat farouchement pour que les entrepreneurs puissent vivre décemment de leur travail, exige que de profonds changements soient apportés dans le rapport de force entre les compagnies et ceux qui opèrent sur le terrain. Ces derniers sont souvent de petites entreprises qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts, quand ce n'est pas la menace de faillite qui frappe carrément à leur porte.

« On parle beaucoup de Produits forestier Résolu et de l'injonction du 12 juillet pour nous forcer à retourner en forêt parce qu'ils représentent le tiers de tous les contrats qui se donnent au Québec (34 des 69 entrepreneurs forestiers sont sous le coup de cette injonction), mais c'est toute l'industrie qui est en cause. Nous, ce que l’on veut, c'est un nouvel équilibre des forces qui permettrait aux petits exploitants de tirer leur épingle du jeu en signant des contrats à un taux adapté aux différentes conditions de travail en forêt. Sur cette base, nous sommes prêts à rouvrir les discussions dès maintenant dans le respect mutuel. Avec ce qui se passe actuellement et les signatures de contrats à la pièce, on vit des abus de pouvoir », de déclarer Mme Tanguay.

Une image à refaire

Dans ce contexte où le propriétaire de machinerie est en train de se noyer et s'accroche à n'importe quelle bouée de sauvetage, l'industrie vit une autre crise et doit refaire son image, comme le soulignent Alain Paradis, porte-parole des 42 coopératives d'exploitation sylvicole du Québec, et le président par intérim de l'APMFQ, Yvan Labbé.

« On se rend compte que notre industrie est desservie auprès du grand public par la fausse impression que nous détruisons la forêt par nos travaux alors que c'est exactement le contraire. Ce n'est plus ''sexy'' de travailler en forêt de nos jours et on doit changer cette mentalité. Il en résulte que non seulement nos travailleurs quittent la forêt parce qu'ils ne peuvent pas rentabiliser leur entreprise, mais nous avons également des problèmes de recrutement pour une nouvelle main-d'œuvre. Voilà pourquoi nous lançons une campagne pour dire aux jeunes que ''Les forêts du Québec, c'est bien plus que des 2 X 4''.

« La ressource forestière québécoise, c'est l'or vert de la province, un pilier économique qui donne de l'ouvrage à plus de 100 000 personnes et fournit des retombées économiques importantes dans plus de 250 municipalités. La population doit savoir que les entrepreneurs ne saccagent pas, mais travaillent pour une forêt en meilleure santé », ont-ils conclu.

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