Une analyse effectuée par le magazine britannique The Economist a démontré que 20 % des mots prononcés à la Chambre des communes lors des débats parlementaires ont été rédigés par l’intelligence artificielle. Pour le député bloquiste de Jonquière–Hébertville–Pays-des-Bleuets, Mario Simard, les élus devraient se garder une petite gêne et considérer qu’il s’agit de malhonnêteté intellectuelle.
« À quoi ça sert de faire un discours dont on ne maîtrise pas le contenu? Je ne vois pas la pertinence. Ça ressemble à meubler du temps plutôt que de vouloir informer les électeurs et participer au débat », a déclaré plus tôt aujourd’hui M. Simard à l’émission C’est jamais pareil de Radio-Canada.
Du côté de son parti, le Bloc québécois a décidé d’interdire formellement à ses députés et à leurs adjoints d’utiliser l’intelligence artificielle pour la rédaction de discours et de prises de parole au Parlement.
Seules les recherches d’information sont acceptées comme utilisation de l’outil.
« Je comprends que, parfois, il y a des occasions plus formelles où les chefs de parti se font rédiger des discours parce qu’on veut envoyer un message clair, mais dans nos travaux au jour le jour, ce n’est pas normal que quelqu’un ne prenne pas le temps de s’informer et lise un texte rédigé par l’IA. C’est un peu saugrenu », ajoute Mario Simard.
Mario Simard affirme qu’il irait même plus loin en resserrant les règles pour l’ensemble des élus à la Chambre des communes, à l’image du fonctionnement au Parlement britannique, où les discours lus à partir d’un texte sont interdits et où seules les notes sont permises.



