La Patenterie a officiellement ouvert ses portes jeudi soir à la bâtisse communautaire d’Albanel. Curieux et bricoleurs étaient au rendez-vous, alors qu’une trentaine de personnes ont participé à cette soirée de lancement et profité de l’occasion pour remettre en état certains de leurs appareils.
« On est vraiment fébrile. C’est quelque chose que
j’attendais depuis longtemps. Là, c’est finalement concret. On est vraiment
excité. On voit déjà le genre d’ambiance qu’on va avoir dans nos soirées. C’est
inimaginable », s’est exclamée Claudia Perron, instigatrice du projet.
La Patenterie est née de ce désir de créer un espace de
co-réparation intergénérationnel. Cette initative a pu prendre vie grâce à la
collaboration de la Municipalité d’Albanel et le Club de jeunes Albanel La
piaule.
« C’est une opportunité pour nous de développer de nouveaux
services et d’attirer d’autres jeunes. C’est aussi un lieu qui favorisera la
transmission de connaissances », souligne Lucas Painault, administrateur de la
maison des jeunes.
La mission de la Patenterie est simple : offrir à la
population du secteur GÉANT un lieu d’entraide et de partage des connaissances.
Une soirée par mois, les citoyens pourront y apporter leurs objets brisés ou
défectueux afin de tenter de leur donner une seconde vie. Sur place, des
bénévoles, surnommés les « patenteux » et les « patenteuses », mettront leur
expertise à profit pour les réparer gratuitement.
Petits et grands ont pu voir les bénévoles à l’œuvre, jeudi
soir, à l’occasion d’une activité portes ouvertes. Grille-pain, voiture
téléguidée, machine à café : les patenteux unissaient leurs efforts pour
remettre en état une variété d’appareils.
Chaque réparation réussie était soulignée par le son d’une
cloche, une façon symbolique de célébrer chaque petite victoire.
Pour sa part, le bénévole Steve de Saint-Félicien a tout de
suite répondu à l’invitation de Claudia Perron. « Je suis technicien en
électroménager. Je suis dans le domaine depuis 26 ans. Chaque jour, je fais de
la réparation. De venir aider des gens ici, c’est quelque chose qui me tenait à
cœur. »
Les valeurs de la Patenterie l’ont interpellé. « De nos
jours, tout est fait pour jeter. Les gens changent vite d’appareil. De réparer,
c’est ce que j’aime de plus parce que ça donne une deuxième vie. Point de vue
écologique, on devrait tous réparer nos choses au lieu de les changer. »
Claudia Perron tient d’ailleurs à remercier tous les
bénévoles qui ont décidé d’embarquer dans l’aventure. Une douzaine de patenteux
participeront aux soirées de co-réparation.
La première se tiendra d’ailleurs le 20 octobre de 18 h à 21
h.
« Il manque juste des clients et des objets à réparer afin de pouvoir rendre tout ça possible. On espère que les gens soient au rendez-vous », conclut-elle.



