L’entreprise québécoise de transport en commun Intercar pourrait être forcée de revoir ses services et d’effectuer des hausses de tarifs en raison du coût du diesel, qui augmente de façon exponentielle.
En entrevue avec Radio-Canada, le président de l’entreprise Intercar, Hugo Gilbert, révèle que c’est du jamais-vu.
« On pensait que ce serait une situation peut-être passagère, mais ce qu’on comprend, c’est que ça pourrait être plus à moyen ou long terme. »
Au moment d’écrire ces lignes, le prix du diesel est de près de 3 $ le litre. Il en coûtera ainsi près de 3000 $ aux transporteurs interurbains pour faire le plein d’un autobus, ce qui représente 2000 $ de plus qu’au départ, avant la hausse des prix.
« Si ça se maintient de la sorte dans les prochaines semaines, d’ici un mois à deux mois, on va assurément faire une demande d’augmentation de tarifs, dit-il. On ne peut pas supporter cette augmentation encore longtemps sans faire de demande d’augmentation. »
Les dépenses en carburant représentent près de 20 % du budget de l’entreprise, soit la deuxième dépense en importance après les salaires des employés.
« Malheureusement, ça va avoir des impacts sur le consommateur », ajoute-t-il.
Un scénario devra être soumis à la Commission des transports du Québec, un organisme gouvernemental de réglementation, afin de déterminer si tous ces éléments justifient bel et bien des hausses de tarifs.



