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Jardins de La Trappe à Dolbeau-Mistassini

À 85 ans, Gérard Routhier cultive toujours sa passion

Le 30 juillet 2026 — Modifié à 15 h 31 min le 29 juillet 2026
Par Emmanuelle LeBlond - Journaliste de l'initiative de journalisme local (IJL)

Il n’y a pas d’âge pour jardiner, et Gérard Routhier en est la preuve. Chaque jour, l’octogénaire se rend aux Jardins communautaires de La Trappe pour prendre soin de ses plants avec assiduité.

Si vous vous rendez aux Jardins communautaires de La Trappe, il est fort possible de rencontrer M. Routhier. Bien connu des habitués, l’homme de 85 ans fréquente les lieux régulièrement depuis plus de 15 ans.

« J’ai toujours aimé les jardins. J’ai surtout toujours aimé les récoltes », dit-il le sourire aux lèvres.

C’est son neveu qui l’a initié à l’univers des jardins communautaires. Dès qu’il y a mis les pieds, il n’a plus voulu repartir, y voyant plusieurs avantages. « J’y ai pris goût. Ce qui est plaisant, c’est que les bénévoles font le rotocultage des terrains le printemps. Ça nous évite de le faire. »

M. Routhier a aménagé son espace avec soin. Dans les différents rangs de son jardin poussent une grande variété de légumes : piments, tomates cerises, oignons, carottes, concombres, navets et choux. À eux seuls, six rangs sont consacrés aux gourganes. La variété de ses plantations impressionne au premier coup d’œil.

Heureusement, l’octogénaire n’a pas eu à tout planter seul. Il a pu compter sur l’aide précieuse de sa filleule pour mettre son jardin en place, une tâche qui s’est échelonnée sur près d’une semaine.

L’entretien est la clé pour la suite des choses. « Si tu ne t’en occupes pas, les mauvaises herbes prennent le dessus sur les cultures. Si tu aimes ton jardin, tu vas en prendre soin tous les jours. C’est beaucoup de travail », confie-t-il.

M. Routhier a une technique spéciale pour désherber. Pour préserver son dos, il a conçu un bâton qui lui permet de désherber efficacement sans avoir à se pencher à répétition. Il en est d’ailleurs bien fier.

Le jardinage est une façon pour le retraité de rester actif. « Quand tu as travaillé toute ta vie, tu ne peux pas rien faire. Mon épouse est dans le Cercle de fermières. Ça l’occupe. Moi, je ne suis pas capable de rester à la maison. Je fais mon jardin. »

Entraide entre tous

L’organisme accueille des membres de tous les âges et de tous les horizons. Certains possèdent des années d’expérience, tandis que d’autres en sont à leurs premiers pas dans le monde du jardinage.

Selon Serge Simard, membre du conseil d’administration, un esprit d’entraide règne entre les jardiniers. Celui qui cultive sa parcelle depuis une quinzaine d’années, n’hésite d’ailleurs jamais à partager ses connaissances, notamment lorsqu’il est question de lutter contre les insectes nuisibles.

Des améliorations ont aussi été apportées sur le site. « On a changé notre système d’eau. Avant, c’étaient des gicleurs. On programmait et ça partait le matin et le soir. Quand on est beaucoup, c’est dur de plaire à tout le monde. Chaque jardin est responsable de son arrosage. »

Un total de 130 personnes fréquente les Jardins communautaires de la Trappe.

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