Vers une récolte catastrophique à la Bleuetière Ticouapé

Vers une récolte catastrophique à la Bleuetière Ticouapé

Gérard Baril montre qu’il manque beaucoup de bleu dans les champs. La récolte sera très ordinaire.

Crédit photo : Trium Médias - Louis Potvin

La récolte de bleuet s’annonce catastrophique pour certains producteurs.

C’est le cas pour la bleuetière Ticouapé, une coopérative qui regroupe 30 membres.

«Une chance que nous ayons eue de la pluie, mais le mal est fait. Ça va peut-être s’améliorer dans les prochains jours, mais le rendement sera de 50 à 75% inférieur à la moyenne. C’est-à-dire entre 500 000 et 1 million de livres», déclare Gérard Baril, responsable des travaux à la bleuetière.

Il pense que la coopérative va essuyer des pertes. Une somme de 450 000$ a été investie pour préparer la bleuetière.

«Même si le prix est bon, si la production est de 500 000 livres, nous allons produire à perte. Il faut payer convenablement nos cueilleurs, ça va être une année difficile, même avec l’assurance récolte.»

Selon ce dernier, les secteurs de Normandin et Saint-Méthode sont très affectés.

Plusieurs facteurs

Plusieurs facteurs expliquent ce mauvais rendement. La bleuetière a subi trois périodes de gel en juin.

Le temps frais n’a pas favorisé la pollinisation et la sécheresse du mois de juillet a fait mal.

«Nous avons eu des secteurs de la bleuetière qui n’a pas reçu une goutte de pluie en 21 jours! Il n’y a à peu près pas de bleuets. On a habituellement un rendement de 5 000 livres à l’acre et cette année ça va jouer autour de 1 500».

La meilleure récolte a été enregistrée en 2016, avec 3,3M de livres et la moins bonne en 2010, avec 300 000 livres.

Bleuets Mistassini

Chez Bleuets Mistassini, on confirme que l’année sera très moyenne. L’entreprise, qui transforme le petit fruit, est aussi propriétaire de plusieurs bleuetières.

«Il y a des pertes, mais c’est difficile à évaluer, car les rendements varient d’un secteur à l’autre. Ça va déprendre de la météo au cours des prochains jours. On peut réussir à se réchapper», mentionne le président, Réjean Fortin.

Même s’il ne connaît pas l’avance qui sera versée aux producteurs, en début de récolte, il pense que les prix devraient être bons en 2018.

«La production s’annonce ordinaire aussi dans les Maritimes et dans le Maine, ça devrait faire montrer les prix, vu qu’il y aura moins d’offres».

 

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