Un défi n’attend pas l’autre pour les producteurs agricoles

Un défi n’attend pas l’autre pour les producteurs agricoles

Étienne Barrette, président du Syndicat de l’UPA Maria-Chapdelaine, mentionne que l’agriculture fait face à de nombreux défis.

Crédit photo : Trium Médias - Serge Tremblay

Les temps ne sont pas très cléments pour l’agriculture. En plus d’une année de misère, les producteurs doivent composer avec une pénurie de main-d’œuvre et une absence de relève.

C’est le constat que trace le président du Syndicat de l’UPA Maria-Chapdelaine, Étienne Barrette. Il concède que l’année 2018 en sera une à oublier pour plusieurs producteurs.

« Ça n’a pas été facile. Le bleuet a pu se reprendre, mais des inquiétudes demeurent à savoir s’il y aura assez de bourgeons pour l’an prochain. Les foins ont été catastrophiques et les récoltes de grains ont été assez mauvaises. Dans l’ensemble, c’est vraiment mauvais », affirme-t-il.

Si ce n’était qu’une année hors de la norme, ce ne serait pas si grave, mais les changements climatiques ont amené une nouvelle dynamique qui complique la vie des producteurs agricoles.

« On le constate, il y a de plus en plus d’extrêmes. On fait des essais et chacun tente de s’adapter de son mieux au climat, en se diversifiant notamment, mais le gouvernement va devoir nous supporter. Ça passe par des programmes d’assurance mieux adaptés. »

Main-d’œuvre

Parallèlement aux problèmes posés par les aléas du climat, les producteurs agricoles doivent composer avec une pénurie de main-d’œuvre qui met l’industrie à rude épreuve.

« Déjà, c’est très difficile et c’est loin d’être réglé puisque les statistiques nous montrent que ça continuera de se dégrader jusqu’en 2025. Je pense que les producteurs sont prêts à mettre les sous à l’heure, mais l’horaire atypique en éloigne plusieurs. Aussi, on ne se le cachera pas, c’est un travail qui est dur. »

La main-d’œuvre provenant de l’étranger semble constituer la meilleure solution à ce problème.

Relève

Quant à la relève, il est loin d’être acquis que les fermes pourront trouver preneur, déplore le président local de l’UPA.

« Les cédants veulent se retirer avec un certain montant, on le comprend. Cependant, même les plus conservateurs ont de la difficulté à trouver un juste milieu qui leur permet de se retirer tout en laissant à l’entreprise la capacité d’assurer son avenir. »

Il ajoute : « Malgré les difficultés, on arrive à tirer notre épingle du jeu. Par contre, ce qui démontre la vitalité d’un secteur, c’est aussi sa relève et force est de constater que ce n’est pas facile de ce côté. »

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