Une tourbière à sauvegarder sur la Pointe-Racine

Une tourbière à sauvegarder sur la Pointe-Racine

Les roulières causées par les véhicules hors route ont causé des dommages à différents endroits dans la tourbière.

Crédit photo : Trium Médias - archives

Les amateurs de véhicules hors route ont causé passablement de dommages à la tourbière de la Pointe-Racine, près de la baie de Ptarmingan, si bien que la Société de gestion environnementale (SGE) a mis au point un projet d’intervention, pour sauvegarder ce milieu humide.

Des quadistes et amateurs de bouette se rendent, depuis déjà belle lurette, dans la tourbière en question, afin d’y trouver des sensations fortes. Au fil des ans, les perturbations ont été nombreuses et les dommages importants dans certains secteurs.

«Il y a encore pas mal de gens qui vont se promener dans cette tourbière. Le ministère avait fait une intervention, mais on doit aller plus loin. Il y a des espèces menacées que l’on risque de retrouver là», explique Luc Simard, qui agissait à titre de directeur général de la SGE avant d’être élu préfet de la MRC.

Celui-ci mentionne qu’il y a de bonnes chances qu’on y retrouve certaines variétés floristiques menacées, ainsi que le campagnol lemming de Cooper, un petit rongeur qui n’a pas encore le statut d’espèce menacée, mais dont le statut demeure préoccupant.

Projet

Grâce à l’appui de différents partenaires, l’organisme investira près de 40 000 $ pour mettre en place des barrières aux accès clés, ajouter des panneaux d’affichage pour sensibiliser les quadistes et effectuer un inventaire des espèces que l’on retrouve dans la tourbière.

«On prévoit aussi des sorties sur le terrain, pour aller à la rencontre des quadistes, dans le but de les sensibiliser à l’importance de ce milieu humide. Une fois qu’on a abimé le terrain, ça peut être long avant que ça se régénère.»

Un nettoyage des lieux est aussi prévu, puisqu’on y retrouve beaucoup de déchets laissés derrière par certains usagers de l’endroit.

Le tout devrait pouvoir s’amorcer au printemps prochain.

Phase II

Le projet, mené par la SGE, pourrait éventuellement être suivi d’une seconde phase, qui consisterait à trouver un endroit adéquat, pour y aménager un site sécuritaire, où les amateurs de hors route pourraient s’adonner à leur sport.

«Il suffirait de trouver un endroit où l’on pourrait aménager le tout, en étant conforme et légal, pour pouvoir être assurable. L’activité pourrait alors être pratiquée de façon contrôlée pour tout le monde.»