Martin Gaudreault relève le défi

Denis Hudon
Martin Gaudreault relève le défi
Martin Gaudreault avec en main son certificat du défi relevé du Marathon canadien de ski de fond en virtuel (100 km en deux jours), devant le chalet de l’Association des sportifs d’Albanel. (Photo : courtoisie)

Faute de pouvoir participer à des compétitions cette année en raison de la pandémie, le skieur de fond Martin Gaudreault s’est tourné vers le virtuel. Il vient de participer au Marathon canadien, version coureur des bois, à partir des sentiers de l’Association des sportifs d’Albanel.

Habituellement, cette compétition se déroule à Mont-Tremblant. Plus de 2 000 athlètes se sont inscrits à la compétition en virtuel alors que les fondeurs ont leur GPS et leur tracé avec eux. Ils ont deux jours consécutifs pour parcourir les 100 km de l’épreuve, chrono en main.

Martin Gaudreault a choisi le tracé de la 9e chute et d’autres sentiers d’Albanel, les 17 et 28 février, pour réaliser le défi.

« Le samedi, les conditions météo étaient excellentes et mon parcours s’est très bien passé. Le dimanche, avec la chute de neige, la piste était très difficile. J’ai commencé à éprouver une fatigue à partir du 22e kilomètre, mais le goût du défi m’a permis d’atteindre mon objectif. J’ai réalisé un temps combiné des deux jours, donc les 100 km, en 6h44. »

Cette compétition regroupait des Canadiens et des Américains. Très peu de Québécois, mais beaucoup d’Ontariens. Parce que le marathon est encore peu connu au Québec.

Sur le tard

Martin Gaudreault, qui est propriétaire de l’entreprise MGE M. Gaudreault Électrique, a commencé à pratiquer le ski de fond à un âge assez avancé.

« J’avais 40 ans quand j’ai vraiment chaussé mes premiers skis de fond et j’en ai 45 aujourd’hui. Plus jeune, je jouais au hockey avec l’équipe junior des Éperviers de Normandin. J’avais toujours mal au dos, et ce, depuis que j’étais adolescent. Le ski de fond a été pour moi une révélation », dit-il.

En fait, depuis qu’il s’entraîne au ski patin, ses maux de dos ont complètement disparu.

« Le ski fait travailler tous les muscles, c’est l’équivalent de la natation. Je peux dire que juste ça, ça aide énormément à la motivation. C’est ma physiothérapie et ce n’est que du plaisir en plus! »

Dans un hiver, Martin Gaudreault parcourt de 1 000 à 1 500 km en ski. Plus encore cette année alors que pour le mois de février seulement, il a parcouru environ 700 km.

C’est sa conjointe qui lui a fait découvrir le ski de fond. Il a ensuite rejoint le club Nordski de Dolbeau-Mistassini et a beaucoup appris sous la férule de l’athlète dolmissois Denis Bouchard, avec qui il s’entraîne à l’occasion.

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