Luc Briand, arbitre globe-trotter

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Par Guillaume Pétrin
Luc Briand, arbitre globe-trotter
Luc Briand avoue avoir vu et vécu des choses assez exotiques. (Photo courtoisie)

Cela fait près de 50 ans que Luc Briand se passionne pour le judo. Jadis en tant que compétiteur de haut niveau, maintenant comme arbitre de calibre international.

Les derniers IJF World Veterans Judo Championships 2019 lui ont permis de se rendre à Marrakech, en compagnie de 3 autres arbitres canadiens, dont la Dolmissoise Lorie Bélanger.

« Ç’a bien été, car pendant les 4 jours de compétition, les arbitres canadiens ont fait les finales », ana-lyse celui qui a commencé à arbitrer en 1980, alors qu’il faisait encore de la compétition en tant que judoka.

« Quand j’ai cessé d’en faire en 1995, je me suis lancé à temps plein dans l’arbitrage. J’ai obtenu mon grade international en 2015 en Bolivie. C’est le plus haut grade. Après ça, quand tu fais des championnats du monde ou des Jeux olympiques, tu obtiens des patchs spéciaux. »

Le duo a pu parcourir un peu les rues et marchés de Marrakech. (Photo courtoi-sie)

Une véritable passion

C’est à l’âge de 5 ans qu’il a commencé à pratiquer le judo, lui qui a maintenant 54 ans.

« J’ai commencé le judo quand j’étais à Dolbeau, avant même que le Club Albatros ouvre ses portes. C’est Laurien Lévesque qui m’a initié à l’arbitrage pendant que j’étais compétiteur. Il nous sensibilisait au fait qu’on ne serait pas compétiteur toute notre vie et qu’après, ça serait soit en tant qu’entraîneur ou arbitre qu’on pourrait encore se garder dans le sport », raconte celui qui est policier dans la région de Trois-Rivières.

Force est d’admettre qu’il a bien suivi les conseils de son entraîneur, lui qui est maintenant aux premières loges pour arbitrer les combats des meilleurs athlètes de judo.

Voyages

Depuis, il a voyagé un peu partout dans le monde: la Turquie, la Géorgie, le Panama, la République dominicaine, la Côte d’Ivoire et maintenant le Maroc.

« Ça demande beaucoup de temps, il y a des années que mes vacances personnelles ont toutes passées pour le judo », constate celui qui a dû mettre son rêve olympique de côté.

« C’est impossible pour moi de faire les prochains Jeux olympiques, vu mon âge. Je ne suis pas si vieux que ça, mais malheureusement, dans mon milieu, je dois mettre une croix sur ça. »

Place Jemaa el-Fna, la célèbre place publique au sud-ouest dans la médina de Marrakech. La grande place se remplit de marchands et d’artisans, dont des charmeurs de cobras. (Photo courtoisie)
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