Lorie Bélanger se fait voir sur la scène internationale à Marrakech

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Par Guillaume Pétrin
Lorie Bélanger se fait voir sur la scène internationale à Marrakech
Arbitrer au niveau international demande de faire des sacrifices, personnels, professionnels, monétaires et familiaux. (Photo courtoisie)

La Dolmissoise d’origine Lorie Bélanger était parmi les quatre arbitres canadiens invités lors des derniers championnats de judo des vétérans, qui se tenaient du 10 au 13 octobre à Marrakech, au Maroc.

Au total, ce sont 1 183 judokas représentant 49 pays sur les 5 continents qui s’étaient donné rendez-vous pour cette compétition d’envergure internationale.

« Arbitrer au Maroc était une prise d’expérience dans un premier temps et une possibilité pour moi de me faire voir par la commission internationale d’arbitrage afin de m’ouvrir éventuellement des portes pour des événements encore plus importants comme des Championnats panaméricains, des Grands Slams, des Grands prix, et qui sait, peut-être que je pourrais même arbitrer des Jeux de la francophonie, des Championnats mondiaux juniors ou seniors et des Jeux olympiques.»

La jeune femme de 33 ans, qui est aussi orthopédagogue au primaire, ne manque pas d’ambition. Elle est bien consciente qu’elle pourrait poursuivre son parcours encore plus loin. Son âge lui permet de rêver encore quelques années.

« Mes ambitions sont grandes! Je veux arbitrer des championnats du World Tour  et pourquoi pas des Jeux paralympiques en 2024 ou des Jeux olympiques en 2028. Mais sincèrement, peu de gens se rendent là, alors j’y vais une étape à la fois et je me donne toujours à 100 % », avoue-t-elle.

Deux Dolmissions d’origine étaient présents comme officiels lors de ces championnats de judo à Marrakech, Luc Briand et Lorie Bélanger. (Photo courtoisie)

Marrakech

Lorie Bélanger est une arbitre de grade international niveau B, IJF Continental, ce qui représente l’avant-dernier grade avant celui qui lui permettra d’accéder au World Tour.

« Pour le Maroc, c’est un des rares événements mondiaux à ne pas fonctionner avec un système de con-vocation de la Fédération internationale de Judo (IJF). Je pouvais soumettre ma candidature et espérer être choisie parmi toutes les demandes. Ils prenaient des arbitres de chaque continent. »

« En ce moment, ils recherchent des arbitres jeunes et ils désirent aussi augmenter le nombre de femmes arbitres à un haut niveau dans un but d’égalité, donc tout cela a joué en ma faveur », reconnaît celle qui a cessé à l’âge de 23 ans la compétition de haut niveau en judo.

Femme arbitre

Même si elle continue d’enfiler son judogi afin de passer son 3e dan, lorsqu’elle arbitre, c’est le veston d’officiel qu’elle porte fièrement en compétition, dans un univers encore dominé par la gent masculine.

« Le judo était auparavant un monde très masculin, surtout chez les arbitres. C’est en train de changer totalement et le Canada a un programme de développement de l’arbitrage féminin en judo. C’est diffi-cile de garder les femmes jusqu’à un très haut niveau, car dans ce monde de performance, la place pour les grossesses et la conciliation travail-famille sont assez difficiles. »

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