Le paradis, c’est ici!

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Par Guillaume Pétrin
Le paradis, c’est ici!
(Photo courtoisie – Patrick Levesque)

Sport dangereux pour certains, sport méconnu pour d’autres, le kayak en eau vive demeure pourtant très accessible dans la région et est pratiqué par un petit noyau de passionnés qui en font parfois un véritable mode de vie.

Un de ces kayakistes est Keven Dufour, mécanicien-soudeur de formation, et pratique le kayak d’eau vive depuis six ans.

« Ce sport m’a permis de me connaître en tant que personne et de découvrir plein de beaux endroits un peu partout au Canada! En plus, c’est toujours plaisant d’être sur l’eau et de ne pas penser au stress que l’on vit tous les jours. »

Jacky Lejeune, 30 ans, se passionne lui aussi pour le kayak en eau vive depuis six ans. Celui qui préfère effectuer de la descente en rivière abonde un peu dans le même sens que son compère.

Keven Dufour, dans la vague Molly. (Photo courtoisie – Pascal Ouellet)

« Il y a le dépassement de soi, la camaraderie et le côté méditatif lorsqu’on descend un rapide difficile et que l’on doit rester concentré sur ce que l’on fait en vivant au présent. Il ne faut pas se soucier des tracas du quotidien, des risques et de nos peurs naturelles. »

Chez les passionnés, le kayak peut devenir une forme de mode de vie où la belle saison est consacrée à essayer différentes rivières. Keven Dufour arpente régulièrement les routes du Québec à la recherche d’un nouveau secteur à explorer à bord de son embarcation.

« Bien souvent, je pars avec ma van et mes kayaks et je vais faire des rivières. J’y vais pas mal toutes les semaines et je donne aussi des cours d’initiation et de perfectionnement. »

Saguenay-Lac-Saint-Jean

Les kayakistes s’entendent tous pour dire que la région offre un environnement idéal pour prati-quer ce sport.

« On a les plus belles rivières au Lac-Saint-Jean et en plus, elles sont faciles d’accès! La rivière Mistas-sibi est l’une des plus connues au Québec et devrait l’être encore plus pour les kayakistes de classes 3-4-5 », confirme Keven Dufour, qui compte déjà quelques compétitions à son actif.

« Les rivières Mistassibi, Mistassini et Ashuapmushuan sont réputées internationalement pour le kayak en eau vive. Chaque printemps, une bonne partie de l’élite mondiale se donne rendez-vous ici pour pas-ser quelques jours pour essayer de dompter ces vagues monstrueuses », affirme Jacky Lejeune.

Sport accessible

Malgré le risque de blessures, les deux kayakistes croient que le sport peut être à la portée de tous et qu’il suffit d’un bon encadrement.

« Je crois que les sports en eau vive en général peuvent être accessibles à tous. Par exemple, avec l’aide d’une compagnie de rafting et des mesures de sécurité adaptées à la situation, nous avons réussi à faire descendre la section sportive de la rivière Mistassibi à un de mes amis paraplégique! Il a aimé ça comme jamais », raconte Jacky Lejeune.

Pour certains kayakistes, le sport est aussi un mode de vie, qui leur permet de voyager et de trou-ver des endroits où ils peuvent s’adonner en toute liberté à leur passion. (Photo courtoi-sie)
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