Le curling mis sur la glace avec la pandémie

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Par dhudon
Le curling mis sur la glace avec la pandémie
Depuis que la région est passée en zone rouge, le Club de curling de Dolbeau-Mistassini, comme les autres, a été obligé de suspendre brusquement ses activités, avec les conséquences qui vont avec. (Photo : Trium Médias)

Le Club de curling de Dolbeau-Mistassini avait pourtant bien amorcé sa saison, mais le confinement imposé depuis que la région est passée en zone rouge est venu couper ce bel élan.

La plupart des clubs de curling de la province ont dû cesser leurs activités et n’ont pu profiter que de quelques semaines pour pratiquer leur sport favori.

« Ici, à Dolbeau-Mistassini, on a pu jouer pendant seulement trois semaines, mais les gens étaient au rendez-vous. Avec la COVID-19 cette année, on ne savait pas vraiment à quoi s’attendre. On a peut-être perdu une vingtaine de réguliers à cause de la pandémie, mais on a gagné de nouveaux membres. Ça allait vraiment bien jusqu’à ce qu’on doive tout arrêter », dit Julie Simard, directrice générale du Centre civique.

La reprise n’est pas pour tout de suite encore.

Le club garde le contact avec Curling Québec, à l’affût de tout développement en lien avec la pandémie.

« La situation est catastrophique en ce moment. On perd nos locations pour la salle et le bar, la campagne de financement est suspendue, on ne sait pas encore si on pourra tenir notre tirage annuel et on n’a plus de bingo, une source majeure pour le financement du club », s’inquiète Julie Simard.

À lui seul, le bingo rapporte environ 50 000 $ annuellement. Jusqu’ici, une seule soirée de bingo a pu être tenue et cela remonte au 21 septembre dernier.

Maintien des glaces

En attendant, le club doit maintenir les glaces du Centre civique en bon état.

« Fermer le système de réfrigération et refaire ensuite les glaces, ça coûterait plus cher. La facture d’électricité est quand même de 4 000 à 5 000 $ par mois ».

Julie Simard espère vraiment que les activités vont reprendre et le plus tôt sera le mieux. Sinon, elle prédit un déficit financier important. Sans compter que si la saison devait être annulée, il faudrait rembourser les membres.

« Je sais qu’au moins cinq clubs de curling dans la province ont choisi de ne pas rouvrir et de faire une croix sur leur saison. Nous n’en sommes pas encore là, mais ce serait bien de pouvoir revenir en zone orange. On a vécu avec les règles sanitaires et de distanciation physique en zone orange et ça se gère très bien », conclut la directrice générale.

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