Excellent au golf malgré son autisme

Excellent au golf malgré son autisme
Charles St-Germain

Charles St-Germain, 14 ans, membre du Club de golf Saint-Hyacinthe, n’a pas causé de surprise quand il s’est classé dans l’équipe de golf de la région Richelieu-Yamaska pour les Jeux du Québec, puisqu’il a un excellent handicap de 4,6 (4 à 5 coups au-dessus de la normale en moyenne).

Mais ce qui ajoute à son mérite est qu’il est autiste. Il a particulièrement de la difficulté à intégrer les données abstraites comme les mathématiques. Depuis ses débuts au golf, il y a 5 ans, il a appris à s’adapter à différentes conditions normales pour la plupart, mais qui représentent des défis pour lui.

 

Son père Paul, qui l’accompagne souvent lors des tournois, en sait quelque chose. «Tout ce qui le sort de sa zone de confort est un obstacle à surmonter. Des jours de pluie ou de vent, ou le fait de jouer sur un nouveau terrain pour la première fois l’indisposent. Dans ces circonstances, j’essaie de l’accompagner pour lui faire découvrir à l’avance ce qui l’attend. Mais il vieillit, il prend de la maturité, il intègre mieux les choses et hésite moins à demander de l’aide à ses partenaires de golf.»

 

 

 

Le bon sport

 

Le père pense que le golf a été très bon pour Charles. «Il a tenté les sports collectifs, mais il y avait trop de monde autour de lui. Le golf étant un sport individuel, il lui est plus facile de se concentrer. Apprendre les règles et l’éthique du golf l’a aidé à s’organiser et son anxiété a diminué. Apprendre à gérer les imprévus l’a aussi aidé à prendre confiance en lui.»

 

Charles est bien conscient qu’il a trouvé le bon sport. «J’ai joué au soccer, mais je trouvais ça trop énervant. Le golf, un sport individuel, m’attirait. Quand j’en ai eu assez de jouer au mini-putt, je me suis mis à frapper des balles de golf et j’ai eu la piqûre tout de suite. Mes forces sont les coups d’approche et les coups roulés, mais je veux améliorer la qualité de mes longues frappes. Je n’ai pas très bien joué aujourd’hui, mais les mauvaises journées font partie du golf. J’espère me rendre à la PGA. Mon idole est Tiger Woods, car c’est le meilleur. Il en arrache présentement, mais ce n’est pas grave», jure-t-il.

 

 

 

 

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