Shayne Gauthier positif malgré tout

Shayne Gauthier positif malgré tout

Le numéro 44 des Blue Bombers espère que son équipe réussira à se qualifier pour les séries éliminatoires de la Coupe Grey.

Crédit photo : courtoisie - Johany Jutras

À sa troisième saison avec les Blue Bombers de Winnipeg, le Dolmissois Shayne Gauthier tentera d’aider son équipe à gagner quelques points supplémentaires pour grimper au classement général.

Avec quatre parties à jouer au calendrier régulier, l’équipe de Winnipeg lutte actuellement pour se tailler une place pour les séries éliminatoires de la Ligue canadienne de football (LCF).

«C’est le dernier sprint de la saison et on a perdu quelques parties dernièrement. Les prochains matchs seront importants.»

Présentement derniers au classement de la division Ouest, les Blue Bombers peuvent espérer rejoindre leurs plus proches rivaux, les Lions de la Colombie-Britannique.

Les plus optimistes diront même que les Bombers pourraient rejoindre les Eskimos d’Edmonton, en troisième position. Pour ce faire, les derniers matchs contre les équipes de leur propre division seront cruciaux.

Secondeur

Ayant subi une blessure au bas du corps lors de la victoire du 21 septembre contre les Alouettes de Montréal, celui qui évolue comme secondeur sur les unités spéciales récupère tranquillement, au jour le jour.

«Sur les unités spéciales, ce sont de longs jeux. Par exemple, on peut subir des blessures aux chevilles, aux jambes et aux épaules. Tu cours longtemps, tu rentres dans du monde, et ça va vite! Oui, on est équipé, mais ça fait assez mal pareil!»

Même s’il se retrouve actuellement sur la liste des blessés, le numéro 44 des Blue Bombers est tout de même satisfait de sa saison jusqu’à présent.

«Ça va très bien, au niveau statistique, je suis pas mal là où je voulais être. Là, je suis blessé et j’ai eu quelques blessures qui m’ont ralenti, par période. C’est très dur sur le corps.»

Le joueur dolmissois avoue prendre le temps de signer des autographes aux fans de l’équipe. (Photo courtoisie)

La vie, la vie

En-dehors des parties, comment le joueur de la LCF occupe-t-il ses temps libres?

« Durant les pauses, on fait des activités, j’assiste à des concerts. Je continue de m’entraîner et surtout, on relaxe. Les journées off, c’est beaucoup pour relaxer, car c’est exigeant comme sport. »

S’ennuie-t-il de son patelin?

«Mets-en! Honnêtement, quand je suis ici, je ne parle pas trop à mon monde et je fais mes choses, mais j’ai toujours hâte de revenir et de passer du temps avec eux.»

Nouveau contrat à venir

L’ancien porte-couleurs du Rouge et Or de l’Université Laval en est à sa dernière année de contrat professionnel avec les Blue Bombers.

«Tu n’es jamais sûr si tu finis la saison. Il y a beaucoup de mouvement dans cette ligue. Tu peux être là une journée et le lendemain tu te retrouves ailleurs avec du nouveau monde. Ça change la dynamique», avoue-t-il, bien conscient de la réalité de la LCF.

Même s’il adore son expérience chez les professionnels, Shayne Gauthier affirme que les plus belles années pour jouer au football sont aux niveaux scolaires, là où l’argent importe peu. (Photo courtoisie – Johany Jutras)

Il assure qu’en pleine course aux séries, cet aspect du sport ne le dérange pas vraiment.

«Mon contrat finit en février cette année et d’ici la fin de la saison, l’équipe peut négocier avec moi si elle veut me signer encore, sinon je vais tomber agent libre.»

En plus de se sentir écouté de la part de l’entraîneur-chef, il souligne que le respect et la bonne entente règnent au sein du vestiaire. Par contre, le secondeur espère pouvoir occuper un rôle différent dans le futur.

«Mon rôle était préétabli sur les unités spéciales, mais lors de mes prochaines négociations, j’aimerais jouer un plus grand rôle soit offensivement ou défensivement.»

De bons souvenirs

Lorsqu’on l’interroge sur ses années passées à jouer au football scolaire en comparaison avec ses dernières années chez les pros, le Dolmissois est catégorique.

«C’est totalement différent, une dynamique scolaire versus une dynamique professionnelle. Le côté monétaire prend de l’importance. Les plus belles années sont plus au secondaire, au collégial et à l’universitaire, lorsque l’on jouait avec nos amis!»

Poster un Commentaire

avatar