Le presbytère de Normandin transformé en maison d’accueil

Le presbytère de Normandin transformé en maison d’accueil

Le presbytère de Normandin.

Crédit photo : Trium Médias - Serge Tremblay

La Corporation de développement économique des Plaines, de Normandin, a fait l’acquisition du presbytère local afin de le transformer définitivement en maison pour accueillir des travailleurs guatémaltèques embauchés par les Serres Toundra.

Des travaux d’améliorations sont actuellement en cours et devaient être complétés à temps pour accueillir 24 travailleurs en vue du 22 juin dernier. Le bâtiment subira également une réfection complète de sa toiture au cours de l’été.

En tout, la Corporation de développement investit une somme de 225 000 $ dans le projet, ce qui inclut l’acquisition du presbytère, pour 100 000 $, et l’ensemble des travaux de rénovation et de mise aux normes.

La Ville de Normandin, pour sa part, participe par l’octroi d’un prêt de 150 000 $ à la Corporation.

« Ce prêt inclut une mise de fonds de 25 000 $ pour l’achat du bâtiment. Nous avons convenu des modalités pour le remboursement sur plusieurs années, de sorte que c’est un projet qui se fait à coût nul pour la Ville », a indiqué le maire de Normandin, Mario Fortin.

Horizon de 15 ans

En allant de l’avant avec ce projet, la Corporation de développement peut compter sur un horizon de 15 ans à y loger des travailleurs. Les Serres Toundra défraieront un loyer mensuel de 2 700 $, en plus d’assumer les frais variables, comme l’électricité.

Le contrat avec les Serres Toundra est d’une durée de cinq ans, renouvelable à échéance, et la Corporation dispose d’un droit de retrait si le tout ne se passait pas comme prévu.

Il y a cependant peu de risques, affirme Mario Fortin.

« Le promoteur ne voit pas à court terme comment il pourrait se passer de cette main-d’œuvre étrangère.»

Appui

Dans le milieu, le projet reçoit un accueil favorable, assure le maire. Il fallait de toute façon bouger si l’on souhaitait pouvoir sauvegarder ce bâtiment, puisque la Fabrique n’avait pas les moyens de faire les travaux qui s’imposaient.

« Nous avons une réponse très positive et je pense que la population est derrière nous. Il y a bien quelques commentaires, on ne fait pas unanimité, mais nous avons un bon consensus autour de ce projet. »

Par ailleurs, Mario Fortin souligne que le milieu économique de Normandin ne saurait se passer des retombées annuelles de 200 000 $ qui découlent de ce projet.

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