Une grande ville pour le Haut du Lac

Il y a quelque chose qui cloche dans le comté Roberval. Chez nous, les chicanes de clochers ont une histoire qui mériterait d’être close, une fois pour toutes, car nous n’en avons plus les moyens et qu’il serait urgent de nous occuper du présent, toutes et tous ensemble.

Dans la MRC du roman de Louis-Hémon nous sommes juste un peu plus de 25 000 personnes et il est clair en prenant la route aux heures des travailleurs, que des gens habitant Dolbeau et Mistassini vont gagner leur pain à Roberval ou à St-Félicien, et l’inverse est aussi vrai, chaque matin des jours ouvrables, pour revenir à leurs foyers, le soir venu.

On ne peut plus justifier le «séparatisme» du comté Roberval en deux MRC pour la question pratique de l’immensité des territoires et ce n’est plus à l’avantage des particularités de deux populations distinctes. Nous sommes dans le même bateau depuis un bout de temps.

D’autre part, la proximité de Mistassini et Dolbeau avec St-Félicien comme zone urbaine unique n’a pas besoin de grandes études pour prouver son existence. Une ville avec la population de ces lieux habités aurait le poids démographique, social et économique qui dynamiserait tout le comté Roberval.

Bref, la solution à notre mauvais découpage historique en deux MRC, tout autant que le décousu urbain, ne ferait que rejoindre le va-et-vient de la main-d’œuvre active, déjà très ouverte à ce qui unit et avantage les gens.

La discussion est lancée, il s’agit d’y regarder de plus près. Le gros problème reste le nom de cette ville à découvrir! Et si on la nommait simplement St-Félicien?

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