Protégeons la forêt de Racine-Vauvert

Rédaction

Récemment une pétition a été lancée afin de protéger et de mettre en valeur la forêt de Racine-Vauvert.

Alors que nous sommes en 2022, et que l’on retrouve demande pour un meilleur équilibre entre l’utilisation de la forêt par l’industrie forestière et la protection d’une partie de la forêt, à des fins récréatives ou touristiques, il est très inquiétant de constater qu’on hésite encore à préserver ce magnifique et très rare territoire.

Je crois que la solution repose sur l’inversion de nos orientations pour ce territoire. Au lieu de partir de l’idée qu’il s’agit d’une forêt dont on devra conserver une partie pour la conservation et la mise en valeur récréotourisque, on devrait plutôt partir de l’idée qu’il s’agit d’un parc de conservation dans lequel on va d’abord établir les différents potentiels  de mise en valeur. À la suite de cette opération on verra sans doute qu’il y a des portions qui n’ont pas d’autres intérêts que la coupe forestière, on pourra alors le faire.

Quant à ceux qui croient qu’on a besoin des revenus de la coupe forestière pour mettre en valeur nos territoires, je  leur rappelle qu’on devrait plutôt revendiquer 50% des redevances sur les ressources naturelles  de la région, ce qui nous permettrait de recevoir environ 80 millions de dollars par année, et ce, sans avoir à couper un seul arbre de plus.

Je ne suis pas opposé à la coupe d’arbres. Je suis fier de demeurer dans une région dont une très grande partie de la population vit de la forêt qui est une ressource renouvelable. Ce n’est pas pour rien que j’ai donné le meilleur de moi-même pour faire avancer l’idée de la Charte du bois et le Rendez-vous national de la forêt.

Mais, si on me dit qu’on n’a pas le choix, qu’on ne peut pas protéger de façon permanente le tout petit joyau de 28 kilomètres carrés de Racine-Vauvert, je débarque de la parade. Je vous rappelle que le Saguenay-Lac-Saint-Jean possède la plus grande forêt du Québec et que notre seule MRC compte 40,000 kilomètres carrés, soit la superficie de la Suisse. 28 kilomètres carrés sur 40,000, c’est 7 centièmes de 1 % : 0,07%.

Si on ne le fait pas, personne parmi nos descendants et descendantes ne va croire que nous n’avions pas le choix.

Denis Trottier

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