Nous sommes la forêt

Rédaction

Dans notre MRC, toute la superficie des terres publiques intramunicipales (TPI) est assujettie à des coupes forestières et les autres utilisations de la forêt y sont secondaires. C’est une extraordinaire ressource renouvelable qui profite à la MRC, je le comprends bien, mais c’est une approche unilatérale qui détruit la forêt naturelle et son ambiance et qui est dénoncée depuis des années par des citoyens et des associations de partout sur le territoire.

Une de ces zones de TPI abrite 10km de sentiers de raquette dans le secteur Racine-Vauvert du Parc des Grandes-Rivières à Dolbeau-Mistassini. Les coupes en cours depuis le début décembre dans le secteur entre le refuge Racine et le refuge Ptarmigan sont selon moi irrespectueuses des utilisateurs et des bénévoles qui ont trimé dur à mettre en valeur cette nature de proximité, sans parler du déni des investissements publics déjà faits.

À la MRC, on se fait rassurant en expliquant que d’une part, les sentiers seront conservés avec une bande de chaque côté et d’autre part, qu’on reboisera. Je reconnais l’attention et la considération de la MRC. Cependant, on se retrouve avec une atmosphère bien différente de la version originale des sentiers, car rien n’égale une forêt ancestrale.

Il faut comprendre que la bande laissée de chaque côté des sentiers n’est pas garante de nous protéger de la pollution visuelle que cause la zone coupée, la densité des arbres étant par endroit plus faible. Aussi, une quinzaine d’années plus tard, un jardin d’arbres de même essence, ou à peu près, apparaitra et sera un jour à nouveau assujetti à des coupes.

Alors, je me demande si on ne pourrait pas s’offrir un cadeau et préserver cet endroit déjà si bien aménagé pour nous et pour l’écotourisme.

La récolte en cours sur quelques parcelles de la zone en question est peut-être finie au moment où ces lignes sont publiées, mais le plan d’aménagement forestier se poursuivra dans les prochaines années si rien ne change. J’invite les gens se sentant touchés par ce dossier, à contacter la MRC et autres élus pour se faire entendre.

   

Marie-Claude Brassard
Partager cet article