Les programmes aux régions écopent

Les programmes aux régions écopent
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SERVICES DE PROXIMITÉ. Les rumeurs, ballons d’essai, orientations et projets de loi du gouvernement Couillard en matière d’assainissement des finances publiques nous amènent à nous interroger et à nous inquiéter de ce qu’il adviendra des programmes destinés à supporter le développement économique et social des régions.

Que ce soit l’éventuelle disparition des commissions scolaires par suite d’une participation anémique aux élections, la baisse du financement des CLD, l’éventuelle disparition des CRÉ, l’abolition des agences de santé, voilà que le gouvernement du Québec ressasse un ensemble de mesures qui étaient destinées au développement des régions.

Si, à l’analyse, il peut être facile de couper ces programmes en invoquant qu’une réduction de structures est susceptible de contribuer au redressement des finances publiques, le vrai problème de ces compressions repose dans l’élimination de l’apport financier du gouvernement au maintien et au développement des services de proximité.

En accordant aux diverses structures que sont les commissions scolaires, les CLD et les CRÉ, des pouvoirs en matière d’élaboration de priorités pour investir l’argent public, le gouvernement s’est donné bonne conscience pour le développement des services de proximité en région. En éliminant ou encore en réduisant l’effort financier, le gouvernement hypothèque le développement des régions.

Avec moins d’argent, ces structures feront figure d’enfant pauvre auprès des instances des grandes villes qui auront le loisir de mener à terme leurs propres projets puisqu’en région, on ne sera pas capable de les concurrencer.

Développement économique et social

Il ne faudrait pas oublier que les programmes qui ont été mis de l’avant au cours des années l’ont été pour répondre à des besoins, mais surtout pour supporter le développement économique et social. L’analyse de ces programmes doit s’effectuer afin qu’une évaluation de leur pertinence les rende toujours actuels.

Toutefois, cette analyse ne doit pas se faire avec l’hypothèse qu’il faut les couper, mais bel et bien en raison de leur nécessité afin de répondre aux réalités que l’on veut développer. En agissant de la sorte, le gouvernement sera équitable à l’endroit des réalités de toutes les régions du Québec. Pour assurer une saine gestion des affaires de l’État, le souci de l’équité est de rigueur. Les régions ne devraient donc pas être les seules à être victimes de ces coupures

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