Les critiques fusent contrairement aux solutions

Les critiques fusent contrairement aux solutions
Le ministre des Finances

FINANCES. Depuis plusieurs semaines déjà, le nouveau gouvernement libéral, via ses différents représentants, nous prépare à une période de « gestion responsable des finances publiques », ou communément appelée par tous de coupures. Au lendemain du budget, les applaudissements ont été timides, mais les critiques sont venus de toutes parts.

C’est facile de critiquer. Le gouvernement du Québec intervient dans plusieurs sphères de la société. Il est maintenant impératif de faire des choix. Et pour cela, il faut tout remettre en question.

En santé, on veut limiter la croissance à 3 % annuellement alors que les prévisions parlent plutôt de 3,9 %. Tous affirment que c’est impossible. Il faut que ça devienne possible. Car, le vieillissement de la population entraîne une baisse des revenus et hausse des dépenses en santé. Cette génération mérite de recevoir des soins de qualité.

L’heure n’est pas à développer de nouveaux services, mais à consolider ce qu’on a. Par exemple, dans le secteur Roberval, plusieurs personnes depuis longtemps un service d’hémodialyse. On offre ce service à Dolbeau-Mistassini. Il faut donc partager le service. C’est un sacrifice difficile pour les personnes atteintes. Mais, il se doit d’être fait. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Création d’emplois

Le Parti québécois a publié sur sa page Facebook qu’il y avait eu 50 000 emplois perdus en 2 mois en soulignant que l’effet libéral n’avait pas eu les effets escomptés. À la décharge du Parti québécois, le Parti libéral utilisait exactement la même stratégie pendant la campagne électorale.

On peut parler ici de pure démagogie. Ce n’est pas en deux mois que l’on peut influencer massivement l’économie. Le gouvernement du Québec doit créer des conditions favorables à l’investissement, susciter la confiance. Pour le reste, la balle appartient aux entrepreneurs.

Mais, présentement, il doit injecter massivement des fonds publics pour soutenir la croissance. La cimenterie de Port-Daniel, les projets de centrale hydro-électrique, les investissements dans les éoliennes, les tarifs préférentiels aux alumineries et j’en passe…

Il faut se poser la question : est-ce que l’investissement génère davantage de revenus que de dépenses? La réflexion s’annonce longue et les débats vigoureux.

Partager cet article