Le citoyen le plus taxé : comment respecter notre capacité de payer?

Le citoyen le plus taxé : comment respecter notre capacité de payer?
Dossier TC : le citoyen le plus taxé du Québec

DOSSIER TC. Depuis quelques semaines déjà, TC Media prépare une vaste compilation statistique pour déterminer qui est le citoyen le plus taxé du Québec. Si cela peut vous réjouir, ce n’est pas au Saguenay—Lac-Saint-Jean qu’on le retrouve, mais plutôt dans la grande région de Montréal.

Pour réaliser notre enquête, nous avons utilisé des données comme la valeur moyenne de la résidence pour chacune des municipalités de même que le revenu moyen, deux statistiques qui varient d’une ville à l’autre.

Grosso modo, une fois les taxes municipales et scolaires payées, de même que l’impôt sur le revenu acquitté, il vous reste entre 75 % et 80 % dans vos poches, un chiffre qui demeure relatif.

Il y a une foule de données supplémentaires que nous aurions pu ajouter. Mais, leur caractère aléatoire selon l’individu rendait le processus trop hasardeux. On n’a qu’à penser aux taxes de vente qui nous enlèvent environ 15 % sur chaque bien acquis. Les taxes sur l’essence pour les propriétaires de véhicules, immatriculation, permis de conduire. Il y a aussi des taxes supplémentaires sur des luxes que nous nous payons, comme la bière, le vin et les spiritueux.

Il y a aussi les services publics, souvent à bon prix, que sont les garderies, l’éducation et l’électricité qui augmentent sans avertissement.

Capacité de payer

Ce n’est pas pour rien que le terme « capacité de payer » est revenu à de nombreuses reprises dans les différentes entrevues que nous avons réalisées. Pour plusieurs, la réalité, c’est que chaque hausse de tarifs complique un peu plus le casse-tête. Sans compter le vieillissement de la population qui met de la pression sur les régimes de retraite et les soins de santé. Et les aînés payent généralement moins d’impôts.

Et il ne semble pas y avoir de solutions. Présentement, on voit les étudiants qui ne veulent pas payer plus et les syndicats qui rejettent les changements et compressions. Une grande mobilisation est prévue ce vendredi 1er mai, Jour des travailleurs, pour protester contre l’austérité.

On proteste, mais alors, où va-t-on chercher l’argent? Dans les paradis fiscaux : certainement, mais ce n’est pas la manne que plusieurs espèrent, car l’argent est difficile à récupérer.

Chez les entreprises? Ce n’est pas la voie qui semble avoir été privilégiée par nos gouvernements avec des baisses d’impôts lors des derniers budgets. Je n’ai rien contre, si cela génère de l’investissement dans le milieu. Mais ici, pas ou peu de garanties.

Chez les assistés sociaux? Des modifications ont récemment été annoncées. On semble vouloir nous faire croire qu’on perd des millions de dollars chaque année pour quelques personnes qui abusent du système, alors que ce n’est pas la majorité, loin de là.

Bref, je crois que notre enquête aura eu au moins un élément positif : tenter de faire prendre conscience que l’argent ne pousse pas dans les arbres.

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