La forêt en mode séduction

La forêt en mode séduction
Forêt

ÉCONOMIE. Au cours des deux dernières semaines, j’ai décroché. J’étais bien sûr en vacances et j’en ai profité pour passer quelques jours, notamment dans Charlevoix, via le Parc des Grands-Jardins et à la pêche sur les Monts-Valin. Dans les deux cas, c’est l’immensité et la beauté de cette forêt qui sont venus me chercher profondément.

Dès mon retour en poste, plusieurs nouvelles touchant la forêt m’ont marqué et sont venus me chercher tout aussi profondément. Car cette forêt, on en vit de plusieurs manières; par le récréotourisme, mais aussi par le biais de l’industrie forestière.

D’abord, à Alma, tout semble indiquer que la machine à papier numéro 9 de Produits forestiers Résolu, dont l’annonce de la fermeture était prévue au printemps dernier, mais qui avait obtenu un sursis, fermera indéfiniment dès le mois de septembre. L’espoir repose maintenant sur les épaules du gouvernement du Québec qui a affirmé tout faire pour trouver des solutions. Depuis 10 ans, des solutions miraculeuses, il y en a eu très peu.

Également, une campagne s’organise pour informer les grands clients consommateurs de produits forestiers et ainsi faire contrepoids aux campagnes de Greenpeace et Forest Ethics qui prônent la fin de l’exploitation de la forêt boréale.

L’Alliance forêt boréale entend organiser des visites des grands clients pour démontrer les bonnes pratiques dans notre forêt. Rappelons-nous que le film L’erreur boréale de Richard Desjardins aura permis d’éveiller les consciences. Depuis ce temps, beaucoup de chemin a été parcouru. Il faut le dire haut et fort. Certes, on peut certainement encore faire mieux. Mais, on s’interroge pourquoi la forêt boréale est la cible prioritaire quand il y a tant de problèmes encore plus catastrophiques, notamment dans des pays émergents.

Construction en bois

Le gouvernement du Québec a aussi annoncé cette semaine des changements aux normes de la Régie du bâtiment du Québec. Désormais, il ne sera plus nécessaire de remplir des documents d’autorisation spéciale fastidieux pour construire des édifices de moins de 12 étages avec des structures en bois.

C’est une bonne nouvelle pour les entreprises spécialisées. Maintenant, il faudra voir si les architectes et les ingénieurs préconiseront l’utilisation du bois dans les nouveaux bâtiments.

À court terme, les gouvernements, municipalités, institutions publiques devront envoyer le premier signal et choisir le bois pour les nouvelles constructions. Ce n’est qu’ainsi qu’on pourra donner un véritable coup d’envoi à cette pratique et faire contrepoids à l’utilisation de l’acier ou du béton.

Des emplois d’ici 2020

D’ici cinq ans, on prévoit que 30 % des postes dans les usines de sciage seront à combler. Le Service aux entreprises et aux collectivités du Cégep de Saint-Félicien fait d’ailleurs la promotion de sa formation ces jours-ci.

Pour obtenir du succès, il ne manque que quelques bonnes nouvelles consécutives. Et ça, c’est un défi en soi.

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