Festival western : avant de fermer les livres, après 40 ans.

Festival western : avant de fermer les livres, après 40 ans.
Un entretien minimal assure le maintien  des actifs sur le site du village western de Dolbeau-Mistassini. 

Avant de fermer les livres des 10 Jours Western, il est bon de se rappeler que ce festival a été un des plus populaires du Québec. Il est né d’une activité de la Chambre de commerce de Dolbeau qui avait organisé une soirée western, qui fut une belle réussite à l’époque.

Avec l’appui du maire Armand Vézina, le festival fut lancé et a connu immédiatement du succès. Les organisateurs remettaient à la ville chaque année une taxe qu’on appelait taxe d’amusement. Cette taxe fut remise environ les dix premières années de l’activité. Nous savons aujourd’hui qu’il n’y avait que le Western qui versait cette taxe, soit plusieurs dizaines de milliers de dollars dans les coffres de la ville.

Déjà, des dizaines de bénévoles s’activaient chaque année à faire de l’activité un succès, l’organisation, avec l’aide de projets de création à l’emploi, s’engageait à défrayer les matériaux nécessaires (village western), ce qui au fil des ans représente plusieurs centaines de milliers de dollars.

Des milliers de dollars retournés aux citoyens

Au début des années 1980, l’organisation fut dans l’obligation de se porter acquéreur de plusieurs milliers de pieds de terrain pour accéder au site et stationner les milliers de visiteurs qui se présentaient chaque année. Le coût de ce terrain fut payé par les efforts des gens de l’époque (121 000$). Ce terrain vaut aujourd’hui plusieurs centaines de milliers de dollars et est devenu la propriété de la ville de Dolbeau-Mistassini ainsi que tous les bâtiments et équipements.

À la même époque, nous apprenions qu’il n’y avait que deux festivals qui payaient la taxe provinciale sur les boissons alcooliques, et bien sûr, les 10 jours Western étaient un de ceux-là, et le seul de la région, encore plusieurs milliers de dollars que les organisateurs ont remis aux citoyens.

Il faut mettre aussi dans la balance tout l’équipement accumulé au fil des ans (estrades, bâtisse, tables chaises, chambres froides, etc.). Il faut également tenir compte de la fierté des gens du secteur de Dolbeau avant la fusion qui étaient fiers de leur festival (sauf les antiwesterns qui travaillaient en sourdine pour le démolir).

Merci aux bénévoles

Mais, si nous voulons être justes, admettons que ces milliers de bénévoles ont permis ce que peu d’autres organisations pourront faire. Ces centaines d’emplois étudiants créés, ces milliers de dollars versés en salaires, tout près d’un million de dollars versé aux citoyens (terrains et taxes). Alors, avant d’être classé comme les moribonds de notre petite histoire, n’oublions pas ce que les gens ont fait pour leur ville. À tous ces bénévoles, je dis merci pour tout ce que vous avez fait pour notre collectivité, et ce, pendant 40 ans.

Non, Wowo, nous ne t’oublions pas.

—Michel Aubé, Dolbeau-Mistassini

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