Élections scolaires : Yves Bolduc déplace le débat

Élections scolaires : Yves Bolduc déplace le débat

MINISTRE>@$p>. En lançant officiellement le processus électoral devant conduire à l’élection du 2 novembre prochain, dans les commissions scolaires du Québec, le ministre Yves Bolduc a clairement indiqué que le taux de participation aux élections sera déterminant pour l’avenir de ces organisations.

Pour le ministre de l’Éducation du Québec, il appartient à la population de se prononcer pour le maintien de cette structure historique dans l’organisation scolaire au Québec.

Comme plusieurs intervenants, tant dans le monde de l’éducation que chez les observateurs politiques, nous partageons l’idée que cette déclaration du ministre Bolduc lance un faux message quant au débat qui doit se tenir pour l’avenir des commissions scolaires.

Faire de cette élection un sondage afin de savoir si on maintient ou non cette structure, c’est déplacer l’objectif du geste démocratique qu’est le choix des gouvernants d’instances politiques.

Il est vrai que le taux de participation est bas aux élections scolaires. Nous pensons par ailleurs qu’il ne s’agit pas d’une volonté populaire de voir ce gouvernement local disparaître. Nous rappelons à ce chapitre que les élections municipales avec un taux de participation de l’ordre de 40% à l’échelle du Québec, ne sont pas invoquées pour faire disparaître les gouvernements municipaux.

Un geste démocratique

En lançant l’actuelle campagne électorale, le ministre aurait dû insister sur le devoir que les citoyens habiles à voter ont face à la démocratie scolaire. La présente campagne électorale n’est pas un référendum sur l’avenir des commissions scolaires, mais bel et bien le choix des représentants au sein du conseil des commissaires.

Alors que le gouvernement actuel remet en question une multitude de programmes et de structures afin d’assainir les finances publiques, s’il veut profiter de l’actuelle campagne électorale scolaire pour justifier la disparition de ces organismes, nous pensons qu’il devrait le faire connaître officiellement.

En utilisant la déclaration du ministre Bolduc, le gouvernement se sert d’une stratégie de communication qui n’est pas honnête à l’endroit du processus démocratique que sont les élections. Un référendum aurait été la meilleure solution.

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