De jeunes agriculteurs n’ont pas peur de risquer

De jeunes agriculteurs n’ont pas peur de risquer
Vignobles Lac-St-Jean

BORÉALIE. L’expérience menée par Jonathan Villeneuve à s’acharner à faire pousser des vignes en boréalie, s’inscrit dans la mouvance d’autres projets menés par des jeunes et visant à utiliser les ressources climatiques d’ici pour diversifier une économie agricole qui ne demande qu’à se développer.

Le projet mené par L’Orée des Bois de Notre-Dame-de-Lorette, ceux conduits par de jeunes agriculteurs dans la culture de la camerise, ou encore dans la production d’amélanche représentent des efforts en vue de remettre en culture des terres abandonnées ou encore laissées à l’abandon pour être destinées à du reboisement. Nous nous devons de reconnaître la témérité de la jeunesse et la volonté de ces jeunes de faire d’ici un endroit où nous pouvons faire autre chose que la production laitière ou la culture de bleuet.

Diversification

À bien y regarder, ces divers projets de diversification que l’on retrouve à petite échelle sont dans la quasi-totalité des cas, des projets financés par les promoteurs eux-mêmes. Le cas de Jonathan Villeneuve n’est pas à cet égard unique et il nous permet d’illustrer qu’aucune aide gouvernementale ne vient supporter les efforts fournis. Même au niveau des institutions financières, préoccupés à se porter acquéreur des terres agricoles pour la monoculture à grande échelle, on ne les retrouve pas pour supporter ces jeunes entrepreneurs.

Tous ces petits projets d’entreprises agricoles contribuent non seulement à développer une industrie agroalimentaire du terroir jeannois, mais aussi à la renommée régionale en matière agricole. Tout comme se plaisent à le répéter les agriculteurs membres de l’UPA : nourrir le Québec c’est un travail de professionnels et une vocation.

Pour ces jeunes, c’est aussi une façon d’oser, d’innover, de sortir des sentiers battus et de mettre leur énergie à créer une nouvelle agriculture en boréalie. Il est rafraîchissant, voire enlevant, de constater que l’énergie de la jeunesse se met au service de toute une collectivité en contribuant à assurer son identité.

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