On doit s’attendre à plus de feux de forêt au Lac-St-Jean

On doit s’attendre à plus de feux de forêt au Lac-St-Jean

Les dangers de feux de forêt vont augmenter considérablement au Lac-Saint-Jean. (Photo courtoisie – Ressources naturelles Canada)

Lentement, mais surement, les impacts des changements climatiques se font sentir. Au Lac-Saint-Jean, il faudra s’attendre à ce que les risques d’incendie de forêt augmentent significativement, au fur et à mesure que les années passeront.

«La région du Lac-Saint-Jean est une zone très active, historiquement, en ce qui concerne les feux de forêt. Avec les changements climatiques, on devrait connaître une hausse substantielle du taux de feux. On parle de trois à quatre fois plus que ce que l’on a vu jusqu’à présent», explique Yan Boulanger, chercheur en écologie forestière chez Ressources naturelles Canada.

Il s’agit, ici, de prédictions à long terme, qui font état d’un risque de plus en plus élevé à mesure que l’on se rapprochera de la fin du présent siècle. Plus près de nous, les modèles en place pour la période 2011-2040, prévoient déjà un risque en forte hausse.

«C’est beaucoup une question de température. Puisque la température augmentera, même si les précipitations demeureront semblables, on verra plus de périodes sèches en moyenne. La saison des feux va s’allonger, avec un départ plus hâtif.»

Yan Boulanger, chercheur scientifique en écologie forestière chez Ressources naturelles Canada, est catégorique: les feux de forêt seront plus prévalent au Lac-Saint-Jean dans le futur.
(Photo courtoisie – Ressources naturelles Canada)

Impacts

Si l’on est forcé de composer avec plus de superficies incendiées, il y aura forcément des impacts sur la ressource.

«Ça implique plusieurs changements écologiques. Plus de feux signifie une forêt plus jeune, donc moins de biomasse disponible pour les activités de récoltes forestières. On peut s’attendre à des effets sur les garanties d’approvisionnement.»

C’est sans compter le fait que des températures plus chaudes favoriseront davantage l’émergence de feuillus dans les secteurs brûlés, au détriment du résineux, qui a plus de valeur pour les forestières.

Protéger les communautés

Pour le chercheur Yan Boulanger, il conviendra, pour les communautés, de se doter de pratiques d’aménagement plus sécuritaires, pour se prémunir contre les risques d’incendie. Les programmes, comme Intelli-feu, sont tout à fait appropriés.

«Il faudra aménager le combustible autour de nos infrastructures. Ça voudra dire, entre autres, d’éviter les conifères, qui flambent très rapidement, pour privilégier le feuillu. Il y a des gestes à poser pour réduire la vulnérabilité de nos bâtiments.»

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