Une dame laisse une urne funéraire à l’épicerie

Une dame laisse une urne funéraire à l’épicerie
La direction de l’épicerie a appelé les policiers afin que ceux-ci viennent récupérer l’urne abandonnée

INSOLITE. Un employé du magasin Super C de Salaberry-de-Valleyfield, sur la Rive-Sud, a eu droit à une demande très étrange d’une cliente hier: la dame lui a remis une urne contenant des cendres en lui disant qu’elle n’avait pas les moyens financiers de l’enterrer.

Selon les informations obtenues, la dame, qui n’a pu être retracée, serait entrée dans l’épicerie avec un sac de plastique contenant l’urne. «Elle se promenait dans les allées avec l’urne dans un panier. Elle a demandé à un commis si elle pouvait la laisser ici et elle est partie», affirme Jean-François, gérant du commerce Super C. Devant la situation, la direction de l’épicerie a appelé les policiers afin que ceux-ci viennent récupérer l’urne abandonnée.

Alexandre Larin, du complexe funéraire J.A. Larin et Fils, confirme qu’aucune loi n’empêche quelqu’un d’agir comme bon lui semble avec des cendres. «La loi qui régit notre domaine date de plus de 40 ans. À cette époque il n’y avait pas vraiment de crémation. Donc, nous sommes dans une zone grise. Présentement, les gens peuvent disposer des cendres d’un défunt comme bon leur semble et c’est déplorable», informe le thanatologue.

M. Larin confirme également qu’à l’occasion, des personnes se présentent au complexe funéraire afin de disposer des cendres. «On explique aux gens ce qu’il est possible de faire. Toutefois, pour ce qui est de vouloir disposer des cendres dans une épicerie, c’est la première fois que je vois cela.»

TC Media

Partager cet article