Prestation universelle pour la garde d'enfants: couteau à double tranchant

Prestation universelle pour la garde d'enfants: couteau à double tranchant
Le ministre de l'Emploi et du Développement social

ÉCONOMIE. À une semaine du début des versements de la Prestation universelle pour la garde d’enfants (PUGE), le gouvernement fédéral a annoncé hier que cela équivaudrait à un total de 3 G$ investis dans l’économie canadienne.

C’est le 31 octobre 2014 que le gouvernement fédéral avait annoncé que la PUGE serait bonifiée et depuis le 1er janvier 2015, dans sa version élargie, elle prévoit maintenant une prestation pour les familles ayant des enfants entre 6 et 17 ans et on a augmenté les montants qui étaient versés pour les enfants de 6 ans et moins.

En termes simples, la PUGE est une somme d’argent que le gouvernement du Canada a prévu de verser aux familles afin, prétend-il, de leur permettre d’«établir un équilibre entre le travail et la vie de famille et appuyer leurs choix en matière de garde d’enfants par l’entremise d’un soutien financier direct».

Et comment peut-on y avoir accès? Essentiellement en étant le parent ou la principale personne responsable d’un enfant âgé de 0 à 17 ans. Ainsi, dès le 20 juillet, les familles inscrites pour recevoir l’équivalent de 2000$ par année pour un enfant de moins de 6 ans et l’équivalent de 720$ par année pour un enfant âgé entre 6 et 17 ans. Et pour le ministre de l’Emploi et du Développement social, Pierre Poilievre, cela représente «plus d’argent dans les poches des familles».

Ce 3 G$ que M. Poilievre annonçait qu’il allait être injecté dans l’économie représente la somme de tous les montants qui seront versés via la PUGE aux familles qui sont actuellement inscrites et qui y sont admissibles. Quelque 200 000 foyers canadiens, qui pourraient bénéficier de cette allocation, ne sont toujours pas inscrits.

Partager cet article