Magnotta plaide la non-responsabilité

Magnotta plaide la non-responsabilité

DÉFENSE. Luka Rocco Magnotta a admis lundi, à l’ouverture de son procès à Montréal, qu’il avait tué Lin Jun en 2012, mais a tout de même plaidé non-coupable.

Le procès de l’accusé de 32 ans tournera donc sur son état mental lorsqu’il a assassiné l’étudiant chinois.

Magnotta fait face à des accusations de meurtre prémédité, d’outrage à un cadavre, de production de matériel obscène, d’utilisation de la poste pour le publier et d’avoir harcelé le premier ministre Stephen Harper et d’autres membres du Parlement.

Son avocat Luc Leclair devra donc prouver aux 14 jurés que son client souffrait de schizophrénie lorsqu’il a commis ses gestes. Il aurait été mal diagnostiqué et cela aurait entraîné une suite d’éléments catastrophiques. Me Leclair appellera le père de Magnotta, qui souffre lui-même de schizophrénie, à la barre. La Cour entendra aussi deux psychiatres qui l’ont rencontré et recevra un rapport psychiatrique de plus de 100 pages à ce sujet.

Le procureur de la Couronne Louis Bouthillier veut pour sa part prouver que le meurtre de Lin Jun était prémédité, planifié six mois à l’avance. Un journaliste anglais viendra témoigner à ce sujet.

Me Bouthillier a rappelé que l’assassinat de Lin Jun a été filmé et diffusé. La présentation de ces images «sordides» devrait avoir son effet sur les jurés, qui ont d’ailleurs été préparés mentalement.

Caroline Simoneau, une technicienne en scène de crime qui a été appelée lorsqu’une partie du corps de la victime a été retrouvée dans Côte-des-Neiges, sera de retour à la barre mardi matin.

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