L'histoire de Jean Corbo dans la lentille de Mathieu Denis

Par sophie marcotte
L'histoire de Jean Corbo dans la lentille de Mathieu Denis
Les artisans de Corbo

CINÉMA. Corbo sera dans les salles de cinéma du Québec le 17 avril. Un film qui propose une réflexion sur une question qui demeure sans réponse: quelle est l’identité québécoise?

Corbo replonge le cinéphile dans les années sombres du Québec, en 1966 à Montréal, alors que le mouvement du Front de libération (FLQ) croissait sous le radar des autorités politiques. Le récit tourne autour de l’enlisement de Jean Corbo (Anthony Therrien), un jeune de 16 ans dont la mère est Québécoise et dont le père est Italien.

Il est lui-même déchiré par son identité personnelle, pris entre ses valeurs plus gauchistes et son origine de jeune homme nanti de Ville Mont-Royal. Ces questions le mèneront vers la rencontre de deux jeunes militants du FLQ (Antoine L’Écuyer et Karelle Tremblay) dans un contexte où le mouvement vit une radicalisation. Jean Corbo devra alors assumer la conséquence de ses actions.

Les revendications à l’avant-plan

Pour le réalisateur Mathieu Denis, revenir sur cette période mouvementée de l’histoire du Québec était nécessaire. «Je pense qu’on n’a pas répondu aux questions qu’on se posait à cette époque-là.

Au Québec, il y a eu cette période d’agitation passablement violente qui s’est échelonnée de 1963 à 1970. Après l’enlèvement et la mort de Pierre Laporte, je pense que ça a sonné une cloche pour les gens au Québec, qui se sont demandé si c’était vraiment cette voie-là qu’on voulait emprunter. Est-ce que c’est comme ça qu’on veut se battre pour l’accomplissement et l’épanouissement du peuple québécois? Beaucoup de gens ont répondu non et qu’ils voulaient y aller de manière plus démocratique», explique M. Denis.

Partager cet article