L'épicerie en quelques clics

L'épicerie en quelques clics

COMMERCE. Après la musique, les livres et les vêtements, c’est au tour de l’épicerie d’envahir l’espace virtuel. Si les clients virtuels sont présentement l’exception, il y a fort à parier qu’ils représenteront bientôt une portion de plus en plus importante du marché, pense Marcel Clairmont, directeur de magasin du IGA famille Pepin de McMasterville.

Le service est offert dans les supermarchés Pepin depuis plus de trois ans et attire principalement des clients réguliers. Alors qu’une vingtaine de clients préfèrent commander par téléphone, l’épicerie reçoit environ cinq listes d’emplettes virtuelles hebdomadairement.

Les Québécois sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à magasiner derrière un écran. En 2013, sept internautes sur dix ont effectué au moins un achat en ligne. Selon les données publiées par le CEFRIO, seulement 2% des adultes québécois auraient acheté des produits alimentaires en ligne en 2013.

«Avec ce qu’on voit avec le web, je pense que ce sera populaire, croit Marcel Clairmont. On dirait que les gens ont moins de temps pour venir magasiner.»

Yiota Arhontou utilise souvent le service d’épicerie, par manque de temps et parce qu’elle préfère éviter la glace et les charges trop lourdes l’hiver à la suite de blessures. Katina Diep a essayé le service, il y a quelques années, en raison du mauvais temps et de l’absence d’une voiture. Si Mme Diep conserve l’habitude de faire ses emplettes physiquement, elle avoue avoir plusieurs fois pensé à faire son épicerie virtuelle.

«Si tu es occupé à la maison à autre chose, que tu as des enfants et que tu ne veux pas les amener avec toi, c’est une bonne solution de le faire comme ça.»

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