La bataille du Saint-Laurent vue à travers ses épaves

La bataille du Saint-Laurent vue à travers ses épaves

RECHERCHE. De 1942 à 1944, des sous-marins allemands ont arpenté le fleuve Saint-Laurent à la recherche de proies, les navires. Durant la bataille du Saint-Laurent, 16 navires ont été coulés au Québec.

Cette guerre navale s’est souvent déroulée à proximité des zones habitées. Le but principal des Allemands était de mettre fin à l’approvisionnement destiné au Royaume-Uni et aux troupes alliées.

Dans l’objectif de reconstituer ce chapitre important de notre histoire, le Centre interdisciplinaire de développement en cartographie des océans (CIDCO) et le chasseur d’épaves Samuel Côté unissent leurs forces et leurs expertises. Le Service hydrographique du Canada et le Musée naval de Québec participeront aussi à ce projet qui permettra de reproduire les déplacements des convois alliés, des sous-marins allemands et de localiser certaines des 16 épaves victimes des U-Boot. Une reconstitution numérique chronologique de la bataille du Saint-Laurent pourrait ainsi être réalisée.

«Vivez la bataille du Saint-Laurent»

La reconstitution sera intégrée sous forme de capsules animées et aura pour titre: «Vivez la bataille du Saint-Laurent à travers ses épaves». Elle sera diffusée sur les réseaux sociaux. Il est déjà possible de visualiser les premiers résultats sur le site vivezlabataille.weebly.com.

Étant donné que plusieurs épaves reposent à de grandes profondeurs, le CIDCO a conclu une entente avec REFORMAR pour l’utilisation du Coriolis II, le navire scientifique de l’UQAR. En partenariat avec le Musée naval de Québec, le chasseur d’épaves Samuel Côté aura la responsabilité de rédiger les rapports de recherche historique sur les 16 navires coulés dans les années 1940 et de documenter la reconstitution animée de la bataille. «Ce projet constitue un bel exemple de partenariat entre un centre de recherche québécois et des organismes partenaires qui ont à cœur l’histoire maritime du Saint-Laurent», explique le directeur général du CIDCO, Jean Laflamme.

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