Fonction publique: les négos dans un cul-de-sac

Fonction publique: les négos dans un cul-de-sac
Le président du Conseil du trésor

ÉCONOMIE. Ce qui était prévisible ce printemps devient réalité: les négociations entre le gouvernement et les syndicats des employés de l’État québécois se dirigent droit dans le mur, soit la grève.

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a été accusé par le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) de tenir des propos «insultants et trompeurs».

«C’est à se demander si M. Coiteux est au courant de ce qui se passe réellement à la table de négociation fonction publique du SPGQ», a ironisé Richard Perron, président du SPGQ.

Martin Coiteux s’est contenté de répéter que «les pourparlers aux tables de négociation sont constructifs». Le syndicat traduit cela par une attitude inflexible, vigoureusement campée sur une idéologie d’austérité.

Un fossé qui se creuse

Rappelons que les syndicats, qui représentent 400 000 employés de la fonction publique, demandent des augmentations de 13,5% sur trois ans.

Sauf que le gouvernement leur offre un gel salarial au cours des deux premières années de leur prochain contrat de travail, puis des hausses de 3% sur trois ans. L’âge de départ normal à la retraite passerait aussi de 60 à 62 ans.

«Il n’est pas question d’augmenter les impôts des Québécois pour financer des dépenses qu’on n’est pas capable de financer avec les impôts actuels. Au contraire, on vise une certaine réduction du fardeau fiscal des Québécois», a expliqué Martin Coiteux.

«Dans un contexte où le gouvernement prévoit dégager des surplus budgétaires de 1,6 à 3,4 milliards de dollars pour chacune des cinq prochaines années, les offres patronales ne peuvent être taxées de constructives», a répliqué Richard Perron.

Des mandats de grève seront demandés dans les prochaines semaines par le SPGQ.

Partager cet article