Fin du contre-interrogatoire de Nigel Wright

Par chantale arseneault
Fin du contre-interrogatoire de Nigel Wright
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POLITIQUE. Le procès du sénateur Mike Duffy continue de hanter le premier ministre sortant Stephen Harper, alors que se déroulait hier la cinquième et dernière journée de contre-interrogatoire de son ex-chef de cabinet Nigel Wright (photo).

M. Harper a refusé de commenter hier matin les révélations à propos de l’implication de son chef de cabinet, Ray Novak, dans le scandale entourant le remboursement des dépenses controversées de M. Duffy.

Interrogé à quatre reprises à ce sujet, le chef du Parti conservateur a répondu ne pas vouloir «commenter une affaire devant les tribunaux». Il a répété que son ex-chef de cabinet Nigel Wright et le sénateur Mike Duffy sont les seuls à être impliqués dans cette affaire.

M. Wright a remis 90 000$ de sa poche à M. Duffy pour l’aider à rembourser des dépenses auxquelles il n’avait pas droit.

De nouvelles preuves dévoilées en cour mardi ont permis d’apprendre que l’actuel chef de cabinet du premier ministre, Ray Novak, était au courant du chèque de 90 000$ signé de la main de son prédécesseur, Nigel Wright.

Gilles Duceppe a demandé hier midi le départ de M. Novak, en plus d’accuser Stephen Harper de «cover-up» dans ce dossier.

Les libéraux et les néo-démocrates estiment quant à eux que les mensonges et la dissimulation dans cette affaire minent la confiance des Canadiens envers le premier ministre.

«Les Canadiens méritent de faire confiance au premier ministre et à son bureau», a indiqué le chef libéral Justin Trudeau.

«M. Harper n’a pas dit la vérité, c’est assez clair, a affirmé le chef néo-démocrate Thomas Mulcair. Son principal porte-parole (de Stephen Harper) avait dit que c’est impensable que M. Novak savait, parce que si M. Novak le savait, M. Harper le savait.»

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