Des fusions au détriment des élèves, croit la FCSQ

Des fusions au détriment des élèves, croit la FCSQ
Josée Bouchard

RÉACTION. La présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) estime que les élèves seront les premiers à écoper à la suite des fusions annoncées par le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc.

Josée Bouchard (photo) a dit hier, à la suite assemblée des représentants des commissions scolaires à Québec, ne pas être convaincue qu’il sera possible d’assurer un service adéquat aux élèves.

«On nous a parlé de commissions scolaires optimales à travers des rapports. Une commission scolaire optimale, c’est 18 000 élèves. On nous arrive avec des territoires qui vont nous amener à 40 000, 50 000, 90 000 élèves», a-t-elle indiqué, ajoutant que le «caractère de proximité des services» ne sera pas protégé.

Les membres FCSQ ont pu consulter la nouvelle carte des commissions scolaires, hier. Leur nombre sera réduit de 72 à 46. Montréal conservera ses trois commissions scolaires francophones, tandis qu’elles passeront de cinq à deux à Québec. En régions, plusieurs commissions scolaires seront fusionnées.

Josée Bouchard croit que les gens ne sont pas surpris du projet de fusions. «Ce qui les inquiète, poursuit-elle, c’est la perte de services pour les élèves, c’est aussi la qualité de travail qui va diminuer et faire en sorte que notre personnel devra parcourir de grands territoires pour aller donner des services aux élèves.»

La présidente de la FCSQ a mentionné que pour certaines commissions scolaires, «il n’y a pas de logique dans les critères que le ministre a utilisés» pour redessiner les territoires.

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