L’absence de relève inquiète à la Soupe populaire

L’absence de relève inquiète à la Soupe populaire

Des bénévoles dévouées, croqués sur le vif lors du déjeuner annuel de la Guignolée des médias, l’an dernier.

Crédit photo : Trium Médias - Serge Tremblay

Malgré une générosité qui ne se dément pas année après année envers la Soupe populaire de Chez nous, l’organisme risque bientôt d’être confronté à un problème de taille : l’absence de relève pour assurer le service aux plus démunis.

Tout laisse croire que la générosité de la population sera une fois de plus au rendez-vous le 6 décembre, à l’occasion de la Grande guignolée des médias au profit de la Soupe populaire de Chez nous.

Cette collecte permet d’assurer les opérations de l’organisme, mais les bénévoles se font rares. Celles qui y oeuvrent ont à cœur de bien servir les plus démunis, mais l’âge devient un facteur.

« J’en ai six dans les 80, une de 90, trois dans les 70 à 79 et six dans les 60 à 70 ans. De la relève, il n’y en a pas. Les restaurants offrent un travail rémunéré et ne sont pas capables de trouver des gens, alors il y a encore moins de monde pour le bénévolat », lance Francis Benham, directrice de la Soupe populaire de Chez nous.

Celle-ci rappelle que lors du lancement de la Soupe populaire, il y a 25 ans, un groupe de femmes nouvellement retraitées avaient joint les rangs de l’organisation. Elles y sont toujours pour la plupart.

« Actuellement, nous n’avons pas de personnel rémunéré, c’est un petit miracle! On espère pouvoir trouver des bénévoles dans les prochaines années, car si on doit commencer à payer, ce sera très difficile. Les gens sont très généreux, mais les coûts sont aussi élevés. »

Maintien

Les besoins, eux, se maintiennent sensiblement au même niveau depuis quelques années. La Soupe sert une cinquantaine de repas par jour, avec une pointe de 55 à 60 pendant l’hiver.

« On a de nouveaux visages et un peu plus de jeunes aussi. Des gens entre 22 et 36 à 38 ans qui sont des travailleurs saisonniers, qui sont inaptes au travail ou pour d’autres raisons. Ça a augmenté au fil des ans. »

Collecte

Mine de rien, depuis sa fondation, la Soupe populaire de chez nous a distribué près de 210 000 repas à des personnes dans le besoin. L’organisme se propose de poursuivre sa mission grâce aux dons qui seront recueillis le 6 décembre.

La population est invitée à préparer un peu d’argent comptant pour faire un don à l’un des différents barrages routiers qui seront mis en place à travers la ville de Dolbeau-Mistassini.

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