La trappe, une affaire de passion

La trappe, une affaire de passion

Alain Savard pratique la trappe comme hobby depuis une trentaine d’années.

Crédit photo : Trium Médias - Serge Tremblay

Difficile d’en vivre, facile de s’y amuser. La trappe demeure une activité avec une certaine valeur économique, mais c’est avant tout l’affaire d’une poignée de passionnés.

Le Normandinois Alain Savard est l’un de ceux-là. Il pratique la trappe depuis une trentaine d’années, avant tout comme un hobby qui lui permet de profiter des grands espaces en plein air.

« On le fait par passion, car on ne rentabilisera pas cette activité. On loue un territoire, on doit avoir une motoneige pour l’hiver, mais à la fin de l’année, ça te permet de payer ton essence. Il y a peu de hobbies qui te permettent d’en tirer un peu d’argent. Moi, c’est pour le plaisir d’aller en forêt », explique celui qui est aussi contremaître de production chez Bilodeau Canada.

Évidemment, il y a aussi un certain challenge à essayer de trapper quelques espèces.

« Au début, tu trappes le castor pour te faire la main, car il y en a beaucoup et il est facile d’identifier une cabane ou un endroit où des arbres ont été abattus. Ensuite, tu peux commencer à trapper le canidé, ce qui est beaucoup plus difficile, car ce sont des animaux qui ont beaucoup de flair. »

Il faut alors prendre soin de désinfecter les collets et de faire preuve de plus de vigilance. Dans l’ordre, on tentera d’abord le renard, ensuite le coyote et enfin, le plus difficile, le loup.

« Quand tu es capable de trapper le loup, c’est que tu es devenu un pro! »

Chez nous, le coyote et le renard sont plus abondants en raison de la présence de nombreux champs. Le loup vit davantage en forêt.

La région offre d’excellentes conditions pour pratiquer cette activité, affirme Alain Savard.

Un petit monde

L’univers de la trappe est somme tout un petit monde. Les trappeurs finissent par tous se connaître et font, règle générale, preuve de respect envers les territoires de trappe de chacun.

« C’est une petite famille. On se connaît tous un peu et on voit pas mal toujours les mêmes visages. »

La relève semble cependant incertaine, les jeunes n’étant pas particulièrement nombreux.

« Avec Mario (Mario Bilodeau de Bilodeau Canada) on va chaque année à la journée acheteur/trappeur. On voit des jeunes un peu, mais pas beaucoup. L’idéal, c’est d’apprendre avec un trappeur expérimenté qui te transmet ses trucs. C’est aussi plus agréable de trapper à deux. »

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