Mourir de faim en 1907

Mourir de faim en 1907

Thomas Basil et Big John. Tous deux morts de faim en 1907. Source : journal Le Soleil

Dans l’imaginaire populaire, nous avons une idée assez floue du quotidien qu’avaient les Amérindiens, ou sauvages , comme on les appelait autrefois. Nous savons (ou croyons savoir) qu’ils étaient en symbiose parfaite avec la nature, que l’été ils pêchaient près de leur village et que l’hiver, un grand nombre quittait chasser pour ne revenir qu’au printemps suivant.

C’est d’ailleurs pour cette raison que, par exemple à Mashteuiatsh, le village était pratiquement vide pendant la période hivernale. Si certains hommes partaient en groupes de deux ou trois chasseurs, le plus souvent, c’est en famille que cette activité se passait. En effet, les hommes, généralement parlant, répugnaient à laisser femme et enfants. Également, la nécessité de transmettre le savoir imposait cette façon de faire. La chasse ne pouvait s’expliquer avec des mots. Il fallait être sur place et la faire, tout simplement.

Pour nous aujourd’hui, citadins de 2019, nous avons peine à imaginer ce que devait être cette vie plus que difficile. Puisque nous serions complètement incapables de le faire, nous considérons ces familles comme invincibles face à la nature.

Il est vrai que pour s’aventurer ainsi en famille dans une nature sauvage, le tout pendant plusieurs mois et en se fiant à ses talents de chasseur pour se nourrir, il faut une connaissance approfondit du milieu.

Groupe de Montagnais, Lac-Saint-Jean, vers 1898
Source : Musée McCord

Caprices de la nature

Malheureusement, et malgré toutes ces connaissances, oui, il arrivait parfois que la nature surpasse le savoir des hommes. À chaque hiver, aussi surprenant que cela puisse paraître, des chasseurs solitaires, en groupe, et même des familles ne revenaient pas au printemps.

Plusieurs mouraient de faim, tout simplement.

Contrairement à ce que nous pourrions croire, nos forêts ne donnaient pas à manger à qui le voulait. Chaque prise était gagnée au prix de grands efforts, et il ne suffisait pas d’installer un piège pour que le succès arrive tout seul.

La nature, comme toujours, avait ses caprices et ses cycles. Pour ces hordes d’Amérindiens, le savoir avait beau être au rendez-vous, s’il n’y avait pas d’animaux, ils ne pouvaient pas les inventer.

Cela aboutissait parfois à des drames…

Hiver 1906-1907

Selon les différents témoignages, l’hiver 1906-1907 a été difficile pour tous. Particulièrement froid, il a donné du fil à retordre à plusieurs. Comble de malheur, le cycle de la nature décrète qu’en même temps, il y aura une disette côté gibiers. Est-ce que l’un est en lien avec l’autre? Peut-être, mais chose certaine, à l’automne, les Amérindiens qui se préparent pour le grand départ de l’hiver ne savent pas ce qui les attendent.

Pointe-Bleue en 1876. À l’époque, une grande partie du village se vidait de ses familles à l’automne. Tous partaient à la chasse.
Source: gravure Pascal Horace Dumais, journal Canadian Illustrated 1876, coll Christian Tremblay

Quelques-uns d’entre eux, dont Thomas Basil de Mashteuiatsh, Big John et un nommé Miller, du lac Mistassini, ne reviendront jamais.

Un sac de nœuds à démêler!

L’histoire de la mort de Thomas Basil et ses acolytes est un véritable sac de nœuds où se mélangent vérités, mensonges, rumeurs, exagérations, et faits. Encore aujourd’hui, il est difficile de s’y retrouver et d’être certain que ce que nous avançons. Toutefois, cet épisode à saveur légendaire mérite d’être raconté même si certains faits sont contradictoires ou approximatifs.

Les certitudes

Voici les certitudes que nous avons. Nous reviendrons sur les diverses versions entourant les circonstances un peu plus loin.

– Thomas Basil, de Mashteuiatsh, a quitté le village à l’automne et est mort de faim pendant l’hiver.
– Même sort pour deux hommes qui l’accompagnaient, mais l’identité de ces chasseurs varie selon les versions.
– Thomas Basil avait déjà eu un hiver difficile côté chasse l’année précédente.

Voilà, c’est déjà tout pour ce dont nous pouvons être certain. Pour tout le reste, il faudra se fier à ce qui est possible, probable, ou improbable. La vérité se cache sans doute à quelque part dans ce qui suit, mais elle est où? À vous de juger et vous faire votre opinion!

Thomas Basil, 33 ans. L’une des victimes de ce terrible hiver 1906-1907.
Source: journal Le Soleil, août 1907

La première version des journaux de l’époque

Dans les journaux de la région, toute l’histoire commence un peu bêtement, même à la limite de l’indifférence. C’est sous un titre qui n’a rien à voir avec le drame qu’il est possible de deviner que quelque chose de grave est arrivé.

En effet, on annonce simplement qu’à la Pointe bleue, Mgr Labrecque est en visite pour administrer le sacrement de la confirmation aux enfants. Au passage, on signale que tous les sauvages sont de retour du bois, à l’exception de seize, qui sont morts de froid ou de faim l’hiver précédent. Dans ce premier petit texte rapportant l’événement, nous ne pouvons pas dire que nous sommes enterrés sous les détails…

Source: journal Le Lac-st-Jean, 1907

Il faudra attendre plusieurs semaines, alors qu’un premier corps sera retrouvé, pour que toute l’histoire, dans sa première version, se retrouve dans les journaux du Québec.

Cette fois, il y en a, des détails. Peut-être même trop.

21 morts!

Vous avez bien lu. En juillet, c’est à coup de grands titres que les journaux annoncent que vingt-et-un Amérindiens sont morts de faim au printemps 1907 en tentant de joindre le Lac-Saint-Jean à partir du Lac Mistassini. Dans le groupe, Thomas Basil, Miller et un certain Big John.

Début juillet 1907, la première information concernant le décès de vingt-et-une personne circule.
Source: journal Le canada

En résumé, voici ce qui se serait passé.

Ayant quitté le Lac Mistassini en direction du Lac-Saint-Jean la semaine de Pâques à la suite de la saison de la chasse, vingt-deux Amérindiens, soit trois ou quatre familles, se retrouvèrent sans nourriture en plein bois. Malgré les efforts pour trouver du gibier, la forêt ne collabora pas. Ils se mirent ainsi à mourir de faim les uns après les autres.

C’est un nommé John Boston qui, passant par là pour ses propres occupations, trouva la seule survivante du groupe. Cette survivante était la femme de Miller, l’un des trois dont nous avons la certitude qu’il est décédé. John Boston ramena la femme de Miller à Mashteuiatsh. Elle était dans un état de grande faiblesse. Étant la seule survivante de cette version de l’histoire, les détails qui suivent ne peuvent venir que d’elle. Ces détails n’ont pu être inventés par Boston, et nous verrons pourquoi un peu plus loin.

Selon cette femme, donc, le groupe monta ses tentes en plein bois, le temps de chasser un peu et de continuer son chemin. Hélas, ils ne trouvèrent rien. Plus le temps passait et moins ils avaient la force d’essayer de chasser. En désespoir de cause, ils commencèrent à manger leurs peaux de castors et de loutres. À la fin, ils mangeaient même leurs souliers de caribou et les courroies de cuir qui servaient à attacher leur bagage.

Le journal Le Soleil de Québec donne des détails lugubres du drame.
Source : journal Le Soleil

Ils finirent par tous mourir de faim, sauf la femme survivante.

Voilà pour le témoignage de cette femme.

Big John, du Lac Mistassini. Selon une version de l’histoire, il serait mort de faim en tentant de trouver du secours pour ses deux compagnons de chasse, Thomas Basil et Miller.
Source: journal Le Soleil, août 1907

Comme ils ne moururent pas ensemble et que plusieurs corps n’ont jamais été retrouvés, il est probable que le groupe se sépara en plusieurs pour chasser et que personne ne revint jamais. Les charognards faisant le reste.

Boston raconta ensuite que sur place, il avait retrouvé Thomas Basil, Miller (le mari de la femme qui avait survécu) ainsi que Big John. Le 22 mars, jour de la découverte, c’est lui qui les inhuma à une centaine de kilomètres du Lac Mistassini.

Dans cette version des faits, aucun autre corps ne fut retrouvé. Toutefois, même si le nombre de décès présumés est un peu plus élevé, cela concorde bien avec le premier article de journal mentionnant que seize personnes étaient manquantes à Pointe-Bleue lors de la visite de Mgr Labrecque, pour cause de décès par la faim.

Les journaux se ravisent, mais un mystère demeure

Toujours en juillet 1907, mais quelques semaines après la diffusion de la première version du drame, le journal La Presse décide de creuser un peu l’affaire et de procéder à quelques vérifications.

Ainsi, d’après le correspondant du journal, ce n’est pas vingt-et-une personnes qui sont mortes de faim le printemps précédent mais bien trois. Toujours les mêmes, soit Thomas Basil, Miller et Big John. Plus question alors des trois ou quatre familles. John Boston est toujours dans l’histoire, car le journal confirme que c’est lui qui a retrouvé les malheureux et les a inhumés sur place. Il confirme aussi que Boston a bel et bien ramené la femme de Miller qui a pu témoigner des événements. Cette nouvelle version de ce qui s’est passé sur place est un peu différente mais ressemble à la première. Cette fois, les trois hommes ont été malades pendant deux mois dans la forêt. Sentant qu’ils allaient un peu mieux, ils levèrent leurs tentes pour essayer d’avancer un peu et trouver du gibier. Ils ne trouvèrent rien, s’allumèrent un feu et finirent par mourir d’épuisement et de faim.

Dans un premier temps, le journal La Presse révise les premières informations et ne parle de trois victimes.
Source: Journal La Presse, mi-juillet 1907

Enfin, le texte mentionne qu’une grande partie de ceux qui avait été pris pour morts avaient fini par arriver sains et saufs.

On dit également que la femme de Miller est encore dans un état de faiblesse extrême.

En théorie donc, nous pouvions conclure, à ce moment, que oui un grand groupe avait quitté le Lac Mistassini pour le Lac-Saint-Jean, qu’en route certaines familles avaient pris des chemins différents espérant trouver du gibier, et que le clan de Thomas Basil lui, n’avait pas été capable d’en trouver, expliquant leurs décès par la faim et l’épuisement.

Mais voilà… une troisième version, celle-là d’un officiel du village de Mashteuiatsh, vint de nouveau semer la confusion, et pas juste un peu.

Le chef de Pointe-Bleue raconte!

En 1907, c’est Charles Jourdain qui est le chef du village de Pointe-Bleue. Il sera appelé, par le journal Le Progrès du Saguenay à raconter toute l’affaire. Au lieu de la simplifier, tout est maintenant plus incertain.

Le journal Le Progrès du Saguenay diffuse une entrevue avec le chef du village de Pointe-bleue, qui donne sa version des faits.
Source: Journal Le Progrès du Saguenay, fin Juillet 1907

Le chef Jourdain affirmera qu’à l’automne, il était avec Thomas Basil au moment du départ pour la chasse. Dans des circonstances qui ne sont pas expliquées, le clan Jourdain et Thomas Basil se séparèrent pendant la longue saison. Le chef Jourdain lui, revint à son village comme à l’habitude et sans encombre, au printemps.

On ne sait comment, Thomas Basil se retrouva à chasser dans le secteur du Lac Mistassini avec deux hommes, un « Mike » (qui pourrait être la même personne que le Miller nommé dans les versions précédentes) et Big John. Autant ce Mike que Big John étaient originaires du lac Mistassini. Seuls Thomas Basil demeurait à Mashteuiatsh. Il avait laissé sa femme au village car elle était à demi paralysée et myope.

Charles Jourdain continu son histoire en racontant que c’est lui qui retrouva en premier Thomas Basil. Le pauvre homme était couché sur le dos, sous un gros tronc d’arbre. Dans un premier temps, il a cru que Basil était mort écrasé sous l’arbre en tentant de le couper. Toutefois, en cherchant un peu, il réalisa que Basil n’avait plus aucune réserve de nourriture, et que sa ceinture était en moitié mangée…

À l’époque, femmes et enfants suivaient les hommes à la chasse. Selon le chef du village de Mashteuiatsh, Charles Jourdain, plusieurs enfants mourraient ainsi dans les bois. En photo: Sophie Coonishish et sa fille Meli, 1945.
Source: archives du Jardin botanique de Montréal – Collection Jacques Rousseau

Pour Jourdain, plus de doute, le pauvre Thomas Basil était mort de faim. Ce fait se confirmera plus tard par la découverte d’un second corps, celui de… John Boston! Celui-là même qui, dans les premières versions de l’histoire, avait raconté avoir trouvé les corps, les avoir enterrés et ramené la veuve de Miller!

Le chef Charles Jourdain termina en mentionnant que c’est lui qui avait inhumé le corps de Thomas Basil.

Pour ce qui est des autres disparus, il expliqua que si l’hiver très rigoureux de 1906-1907 n’avait fait qu’une seule victime chez les Montagnais de Pointe-bleue, il était impossible de dire combien des autres villages étaient morts de la même manière, mais qu’il était probable qu’il y en avait eu plusieurs.

En combinant les trois versions, nous nous retrouvions alors avec un homme mort de faim qui avait sauvé une femme, l’avait ramené à Mashteuiatsh, puis était retourné sur le lieu de sa mort pour y être découvert plus tard. Ça accroche…

Quoi faire avec toutes ces versions? En ajouter une autre!

Finalement, le journal « La Presse » s’en mêla à son tour en envoyant un journaliste à Roberval. Nous retrouvons toujours les mêmes victimes, soit Thomas Basil, Big John et Miller. Mais cette fois, nous apprenons que Miller était un Écossais marié à une Amérindienne du lac Mistassini et que Big John était un employé de Miller. Selon cette nouvelle histoire, Basil et Miller tombèrent malades tous les deux. Miller rédigea une lettre à l’intention des gens au poste de traite du lac Mistassini et envoya Big John porter le message. Trop faible lui aussi, Big John mourut de faim lors de sa tentative pour rejoindre le poste. Le même sort attendit Thomas Basil et Miller quelque temps plus tard.

Dans cette histoire, il y a encore une femme qui a été secouru, mais cette fois, il y avait un enfant avec elle. Le sauveteur est un nommé John Mistassini, un Amérindien qui chassait dans le secteur. La femme et son enfant ont été ramenés à Pointe-Bleue, et selon le journaliste, les deux se portent très bien et ils attendent le bon moment pour retourner vivre avec les leurs au lac Mistassini.

Alors donc?

John Boston est-il mort de faim ou il est le découvreur du groupe? Si la version du chef Jourdain est la bonne, est-ce à dire que la femme survivante de Miller n’a jamais existé dans l’histoire? Pourquoi, dans un premier temps, Jourdain mentionne qu’un « Big John » a été retrouvé mort, et que par la suite il ajoute un autre nom, John Boston? Et ce Mike, qui apparaît lui aussi à la dernière seconde? Si effectivement c’est John Boston qui a retrouvé le groupe, pourquoi le chef Jourdain aurait par la suite raconté une histoire complètement différente, allant même jusqu’à déclarer comme mort un homme qui prétendait avoir sauvé une femme?

Beaucoup de questions, tout ça.

Une théorie, qui vaudra bien la vôtre

Comme une vérité n’est jamais autre chose qu’une théorie temporairement non fausse, allons-y de quelques suppositions pour démêler ce sac de nœuds. Je ne suis pas enquêteur, pas plus que l’immense majorité de vous tous. Toutefois, je tripatouille dans les vieux articles de journaux depuis assez longtemps pour constater certaines choses qui reviennent souvent. L’une de ces choses, très récurrente, est l’inversion soit des noms, soit des rôles. La cause de toutes ces erreurs passe probablement par la diffusion orale des informations, qui pouvaient passer par plusieurs bouches avant de se rendre à un journal. N’ayant aucune ressource pour vérifier, le journal « A » faisait simplement un copier-coller du texte du journal « B », en y allant parfois de quelques ajouts créatifs.

Moi, personnellement, j’ai plutôt tendance à acheter en bloc l’histoire du chef Charles Jourdain. Elle est la plus simple et la plus logique.

Mais comment expliquer tout ce qui ne cadre pas avec sa version? Car il faut le dire, plusieurs aspects sont irréconciliables!

Pour simplifier au maximum, je crois que les journaux, victimes du bouche-à-oreille, ont tout mélangé à la base. Ainsi, selon moi, Mike et Miller étaient la même personne. Même situation pour Big John et John Boston.

Tant qu’à savoir si une femme a survécu à cette aventure et a été ramenée à Mashteuiatsh, tout est possible…

Reste les faits

Malgré le dérapage majeur de l’information qui a entouré cette tragédie, il n’en reste pas moins que trois personnes, habituées à nos hivers impitoyables, connaissant le territoire et chasseurs de métier, sont mortes de faim en mangeant leurs vêtements.

Ce triste épisode nous rappelle la vie bien précaire de ces semi-nomades de la région qui, parfois, payaient de leur vie leur nécessité de chasser pour nourrir leurs familles.
Source: BanQ

Que va-t-on retenir l’Histoire de Thomas Basil, Miller et Big John? Bien au-delà de ce qui peut paraître comme un simple fait divers de l’époque, leurs décès tragiques nous rappellent que l’homme, qui qu’il soit, n’est jamais bien loin de mettre un genou par terre face à la nature.

Page Facebook Saguenay et Lac-Saint-Jean histoire et découvertes historiques:
https://www.facebook.com/histoirelacstjean/

Christian Tremblay, chroniqueur historique

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Carl Savard
Invité
Carl Savard

Les hommes amenaient la famille simplement parce qu’une fois l’animal mort, c’est les femmes qui s’occupaient du reste.. 😉

Rina Gagnon
Invité
Rina Gagnon

Je crois que le fait de trafiquer de la fourrure a raréfié la faune. On peut aussi se référer à la situation au poste de traite de Chicoutimi où la population amérindienne souffre de malnutrition.

Esther Gagnon
Invité
Esther Gagnon

Merci encore pour votre chronique hebdomadaire. Je sais que je ne sais pas. Pour en parler, il faudrait que je m’informe, que je lise sur le sujet. Et que je parle avec des personnes qui l’ont vécu ou qui sont experts en la matière. Il se peut que chasser est le mode de vie des innus, ce n’est pas un loisir comme le blanc qui va tuer un orignal une fois par année. Il serait donc normal que la famille parte vivre dans la forêt, plutôt que de rester enfermés dans la réserve, un petit territoire entouré de terres cultivées… Read more »

Réal Veilleux
Invité
Réal Veilleux

plusieurs récits relatent la misere et les famines qu’ont dues endurer les amérindiens,pourriez-vous vous renseigner sur l’histoire des Comtois, amérindiens qui chassaient et trappaient dans le secteur de la riviere manouane au nord de la Péribonka ,pour résumer les faits deux enfants de la famille Comtois furent laisser sur les lieux de trappage, , la débacle du printemps empécha les secours,les enfants sans nourriture décidèrent de regagner Pointe=Bleus a pied, l’ainé donnait tout ce qu’il trouvait a mager a son frere,arriva ce qui devait arriver avant de mourir l’ainé dit a son cadet de la manger pour survivre,le3s secours fdinirent… Read more »

Réjean Bouchard
Invité
Réjean Bouchard

Un vraie belle histoire et oui ils en ont manger de la misère ses indiens lâ ouffff pis le pire c’est qu’ils en mangent encore car la plus part de nous autres quand on les vois ben on en a peur ou on rit d’eux vraiment triste à lire et à voir