La gestion participative devient une condition au décret

La gestion participative devient une condition au décret

Crédit photo : TRIUM MÉDIAS - France Paradis

Le décret relatif au programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean pour la période 2018-2027 comporte l’obligation pour Rio Tinto de respecter l’entente de principe intervenue sur une position commune concernant la gestion participative et le niveau du lac Saint-Jean.

La gestion durable du lac Saint-Jean se retrouve donc au coeur du décret et les préfets des MRC de Maria-Chapdelaine, du Domaine-du-Roy et de Lac-Saint-Jean-Est ainsi que le représentant politique de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan en sont satisfaits

Il s’agit d’une des conditions que Rio Tinto doit respecter et le milieu entend en faire une occasion unique pour s’engager sur de nouvelles bases axées sur la gestion participative de ce patrimoine collectif.

Le décret constituant le certificat d’autorisation donnant le ok à Rio Tinto d’aller de l’avant avec son programme de stabilisation des berges 2018-2027, comporte un total de 8 obligations, dont le respect de l’entente avec la communauté

Le texte officiel précise que :

« Rio Tinto Alcan inc. doit respecter l’entente qu’elle a signée au mois d’avril 2017 avec les municipalités régionales de comté de Lac-Saint-Jean-Est, Maria-Chapdelaine et Le Domaine-du-Roy et Pekuakamiulnuatsh Takuhikan concernant la gestion participative et la gestion du niveau d’eau du lac Saint-Jean, selon les modalités entendues sur son rôle et ses responsabilités.

Rio Tinto Alcan inc. doit, entre autres:

— Gérer le niveau des eaux du lac Saint-Jean, comme elle s’est engagée à le faire dans le cadre de l’entente et tel qu’indiqué dans le document intitulé « Analyse du scénario M et modèle de gestion participative » daté d’avril 2017 et cité à la condition 1 du présent certificat d’autorisation.

Advenant une modification de l’entente portant sur la gestion des niveaux de l’eau du lac Saint-Jean, la mise en oeuvre d’un nouveau scénario devra préalablement être autorisée par le gouvernement du Québec, par une modification du présent certificat d’autorisation;

— Collaborer au Conseil de gestion du lac Saint-Jean, aux comités scientifique et technique, selon les modalités entendues sur son rôle et ses responsabilités.

Réaction

Dans un communiqué conjoint, les signataires ci-haut mentionné soulignent que « l’intégration de la gestion durable du lac Saint-Jean dans le décret devient le point de départ d’un partenariat souhaité et porteur de collaboration entre les acteurs du milieu. »

Les responsables entendent mettre rapidement en place le Conseil de gestion durable du lac Saint-Jean avec les parties prenantes associées au dossier.

L’instauration de cette gouvernance démocratique et collective devrait permettre de favoriser une gestion participative et responsabilisante du patrimoine collectif du lac Saint-Jean pour l’ensemble des parties prenantes.

 

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