La Fabrique à bidules : une entreprise jeunesse à la rescousse!

La Fabrique à bidules : une entreprise jeunesse à la rescousse!

Les jeunes de la classe de 5e année de Johanne Gilbert, à l’école Sacré-Cœur, sont fiers du produit qu’ils ont mis au point.

Crédit photo : Trium Médias - Serge Tremblay

Venir en aide aux élèves qui sont nerveux et ont besoin de bouger en classe, voilà ce que propose la Fabrique à bidules, une entreprise scolaire lancée par les jeunes de la classe de 5e année de Johanne Gilbert, à l’école Sacré-Cœur.

Les jeunes, avec l’appui de leur enseignante, ont mis au point deux bidules qui permettent aux élèves, qui éprouvent le besoin de bouger en classe, de le faire sans déranger les autres.

«Nous avons un ami dans la classe qui bouge beaucoup et des fois ça nous dérangeait. Mme Johanne a fait des recherches et nous avons construit nos bidules», explique Lucas Simard, responsable de la publicité au sein de la petite entreprise jeunesse.

Le premier bidule est une petite structure en bois qui repose sur un cône. Le jeune peut y mettre les pieds et bouger à son aise, sans faire de bruit, puisque de la styromousse de plomberie a été utilisé pour étouffer les sons.

Le second bidule, quant à lui, est un bout de spaghetti de piscine que les jeunes ont modifié avec du carton rigide et des élastiques. Il est ainsi possible de le fixer aux pattes de sa chaise et de le bouger avec ses jambes, là encore, sans bruit.

«Moi, je bouge beaucoup. Je suis un nerveux et ça pouvait déranger la classe. Ça m’aide beaucoup », confie Mathys Dallaire, qui est impliqué dans la Fabrique à bidules et qui a essayé le produit en classe.

Lucas Simard, Éva Mathieu et Amelka Simard montrent ici les prototypes qui ont été mis au point. Ceux-ci seront décorés ultérieurement pour les rendre plus attrayants.

De A à Z

Tous les jeunes de la classe ont un rôle à jouer dans l’entreprise, que ce soit comme gérant, publiciste, dessinateur, responsable des finances, ou encore comme ouvrier à la fabrication.

Les produits ont été élaborés de A à Z par les jeunes, qui ont pu compter sur l’appui d’un ébéniste amateur, qui les a supervisés lors du sciage et de la préparation des matériaux.

Les jeunes ont aussi trouvé du financement auprès du Club Optimiste local, en leur vendant leur idée, un peu à la manière des Dragons.

Les jeunes cherchaient à obtenir 100 $ pour acquérir du matériel, mais leur idée a su convaincre le Club Optimiste de doubler la mise.

Mathys Dallaire affirme que le bidule qu’il utilise l’aide beaucoup à être moins dérangeant en classe.

Concours

Les bidules, mis au point par les jeunes, seront remis à différentes écoles du secteur, pour que les jeunes qui en ont besoin puissent les utiliser.

La Fabrique à bidules sera en lice au Concours québécois en entrepreneuriat, volet scolaire.

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