Équilibre précaire dans la restauration

Équilibre précaire dans la restauration

Chez Mikes, on soutient qu’il est très difficile de trouver des candidats, tant pour la cuisine que pour le service.

Crédit photo : Trium Médias - Serge Tremblay

Les restaurateurs de Dolbeau-Mistassini peinent tout juste à avoir des effectifs suffisants pour assurer les opérations. Il ne s’en faudrait pas de beaucoup pour que la situation bascule.

Le personnel, tant en cuisine que pour le service, devient une denrée de plus en plus rare dans le milieu. Même qu’il arrive que l’on se l’arrache.

« C’est sûr que l’on souffre de la pénurie de main-d’œuvre. Encore récemment, j’ai perdu quelqu’un au profit de la compétition. Il y a du maraudage qui se fait. Ce n’est pas agréable, mais c’est une réalité », laisse tomber Laurent Détraz, propriétaire du Coq Rôti.

Ce dernier précise qu’il arrive à maintenir un nombre d’employés suffisants à son établissement, mais qu’il a de la difficulté à recevoir des c.v.

« Ma problématique, c’est que je suis propriétaire depuis 21 ans. J’ai des employés qui sont avec moi depuis le début et qui arrivent bientôt à la retraite. Ce sera très difficile de recruter pour les remplacer. »

Mikes

Le son de cloche est semblable au restaurant Mikes de Dolbeau-Mistassini. La gérante, Ingrid Bouchard, confirme que les ressources dont elle dispose sont étirées au maximum.

« Le manque de main-d’œuvre est frappant. À la cuisine, surtout, mais aussi au service, on a de la difficulté à trouver des gens. Malgré nos efforts, il n’y a personne qui se manifeste. »

Elle aussi appréhende des départs à la retraite qui seront très difficiles à combler.

« C’est souvent encore vu comme un travail d’étudiant, particulièrement au service, alors ce n’est pas simple d’attirer des gens. Comme gérante, je n’ai pas le choix de travailler en cuisine et au service selon les besoins, en plus de la gestion. Je suis vraiment à la limite. »

St-Hubert Express

De son côté, le St-Hubert Express affirme réussir à s’en tirer plutôt bien dans les circonstances.

« Disons que nous sommes toujours sur la ligne. Présentement, nous n’avons pas encore eu trop de difficultés, mais on sent que c’est une réalité qui est bien présente. Juste de garnir notre banque de candidature n’est pas simple, c’est difficile de recevoir des curriculums », précise Luc Lavoie, copropriétaire.

Celui-ci se considère chanceux de pouvoir compter sur de la stabilité au sein de son personnel dans le contexte qui prévaut actuellement.

« Pour le moment, on est dans une bonne situation au St-Hubert Express de Dolbeau-Mistassini. On va se croiser les doigts et toucher du bois! »

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