Une ­Quincaillerie ­Réemploi+ à ­Dolbeau-Mistassini

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Par Serge Tremblay
Une ­Quincaillerie ­Réemploi+ à ­Dolbeau-Mistassini
(Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Faire d’une pierre deux coups en détournant de l’enfouissement des matériaux d’excellente qualité pour les rendre disponibles à bon prix à la population. C’est la mission que se donne la ­Quincaillerie ­Réemploi+, qui devrait ouvrir ses portes à ­Dolbeau-Mistassini au mois d’août.

L’entreprise d’économie sociale est déjà installée à ­Alma et prend de l’expansion à ­Dolbeau-Mistassini, dans les locaux de l’ancien ­Thai ­Zone, situés sur la 8e avenue. Les propriétaires de l’édifice investissent d’ailleurs autour d’un million de dollars afin de réaliser un agrandissement de 2 000 pieds carrés pour répondre aux besoins de la ­Quincaillerie ­Réemploi+.

« ­Nous avons une double mission, explique la directrice générale, ­Katia ­Girard. Nous souhaitons réemployer 5 000 tonnes de matériaux par année en les détournant des sites d’enfouissement. En même temps, nous offrons à 200 personnes annuellement des opportunités de formation et d’intégration à l’emploi en leur permettant de développer de nouvelles compétences. »

Collaboration

Le modèle mis au point par la ­Quicaillerie ­Réemploi+ s’appuie sur différents partenariats, notamment avec la ­Régie des matières résiduelles. La ­Quincaillerie s’approvisionne en grande partie auprès du réseau d’écocentre de la ­RMR en récupérant les meilleurs matériaux. Le ­Groupe ­Coderr en assure le transport.

Des partenaires issus du secteur privé, comme des entreprises de construction, contribuent également en se départissant de matières qui auraient autrement fini leurs jours à l’enfouissement.

Une équipe sur le terrain s’assure de sélectionner les meilleures matières en vue de leur donner une seconde vie.

Et le consommateur est en mesure de faire diverses trouvailles, assure ­Katia ­Girard. En à peine quatre mois, plus de 45 000 articles ont été offerts à la ­Quincaillerie ­Réemploi+ d’Alma.

« C’est une nouvelle habitude de consommation à prendre. Les gens trouveront chez nous des articles qu’ils ne trouveront généralement pas ailleurs. C’est un peu imprévisible, ça vaut la peine de passer régulièrement ! »

RMR

Président de la ­Régie des matières résiduelles du lac ­Saint-Jean, le préfet ­Luc ­Simard se réjouit de voir la ­Quincaillerie du ­Réemploi+ prendre de l’expansion.

« C’est vraiment un beau partenariat avec nos écocentres pour détourner des matières de l’enfouissement. On y trouve des matériaux d’excellente qualité et dans un contexte comme le nôtre, où on a sur notre territoire de nombreux chalets et camps, je crois que ce sera un service très utile pour les gens qui recherchent des matériaux à bon prix. »

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