Tout Confort : quand l’économie se met au service d’une bonne cause

Photo de Serge Tremblay
Par Serge Tremblay
Tout Confort : quand l’économie se met au service d’une bonne cause
Pieter Wentholt est impliqué dans Tout Confort, un commerce d’économie sociale dont la mission est de contribuer au financement du Garde-Manger. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Une entreprise d’économie sociale vient de s’installer dans les anciens locaux du Roi de l’électronique, à Mistassini. Tout Confort propose des matelas et du mobilier, et ce, au profit d’une bonne cause : l’épicerie communautaire Le Garde Manger.

Pieter Wentholt, qui opère également l’entreprise d’économie sociale Oh Prochain, est l’une des personnes derrière cette initiative.

« Je suis administrateur sur le c.a. du Garde Manger et on constate que le gouvernement se retire des subventions. Les fonds vont finir par manquer alors ce commerce est une façon de contribuer. »

Tout Confort se spécialise dans les matelas et le mobiliser de salon et c’est ce que l’on retrouve principalement sur le plancher. Le commerce est cependant en mesure d’offrir des produits pour la cuisine ou autre, sur demande.

« Nous, on n’est pas là pour nuire à personne. Sasseville Meubles et Meubles Accent ont fermé ces dernières années, alors il y a de la place pour nous dans le marché, ça j’en suis convaincu. »

En s’installant dans l’ancien Roi de l’électronique, sur la rue De Quen, Tout Confort vient occuper un local qui était demeuré vide depuis de nombreuses années. Par surcroit, le local est voisin de Oh Prochain, un avantage pour l’organisme.

« On a expliqué notre projet et notre mission au propriétaire et il a été vraiment très facilitant. Ça nous permet d’être à Mistassini plutôt que toujours à Dolbeau, comme la plupart des commerces le font. »

OBNL

Concrètement, Tout Confort opère en tant qu’organisme à but non lucratif. En limitant ses frais d’exploitation, le commerce est en mesure d’offrir des prix très concurrentiels, assure Pieter Wentholt, en plus de soutenir une bonne cause.

« Avec les prix que l’on a, ça vaut la peine pour les gens de venir nous voir avant de faire un achat. Un coup que l’on va commencer à rouler, une bonne partie de nos profits vont aller en aide au Garde Manger. On se sert de l’économie pour avoir une meilleure redistribution. »

Le démarrage du commerce est le fruit d’environ un an d’efforts et est supporté par l’Agence régionale de développement unifié (ARDU), un OBNL qui agit comme entrepreneur collectif en récolte forestière.

 

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des