Qui deviendra le 6e propriétaire du Roi Du Chien Chaud?

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Par Guillaume Pétrin
Qui deviendra le 6e propriétaire du Roi Du Chien Chaud?
Le restaurant existe depuis plus de 58 ans. (Photo Trium Médias – Guillaume Pétrin)

Même si les affaires vont bien, la propriétaire du restaurant Le Roi Du Chien Chaud, Nathalie Duchesne, a mis son entreprise à vendre.

Cela fera près de 12 ans que la femme d’affaires gère le restaurant. Elle croit qu’il est temps de passer le flambeau à quelqu’un d’autre.

« J’ai toujours travaillé dans le monde de la restauration, mais là, je veux passer à autre chose. Avoir un restaurant, c’est beaucoup de responsabilités et c’est 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. S’il arrive de quoi, un bris ou qu’un employé ne rentre pas, tu dois t’en occuper », avoue la femme de 51 ans qui ne veut pas arrêter de travailler pour autant.

Elle s’occupe encore de la gestion des opérations quotidiennes en plus de préparer quelques sauces dont celle pour le spaghetti. Par contre, elle voit la vie d’une toute autre façon depuis qu’elle a survécu à un cancer.

« Tu penses différemment après la maladie. Il faut apprendre à vivre. Là, on vit pour travailler et non pas travailler pour vivre. Je veux profiter de la vie et de ma famille », confie celle qui sera grand-mère pour une 3e fois prochainement.

Nathalie Duchesne est propriétaire du restaurant depuis près de 12 ans. (Photo Trium Médias – Guillaume Pétrin)

Recette gagnante

Avant elle, quatre autres propriétaires ont opéré le restaurant au fil des dernières décennies : Réal Besson, Carol Larouche ainsi que Jean-Noël Lalancette et Gilles Pelchat.

« Le Chien Chaud a 58 ans. Son nom et sa réputation sont faites. Il y a plein de gens natifs d’ici qui arrêtent au restaurant lorsqu’ils sont en visite au Lac! C’est devenu un incontournable. »

Alors pourquoi changer une recette gagnante? « J’ai essayé plein de choses. J’ai même fait des muffins et des salades pour ceux qui voulaient manger mieux et plus santé, mais finalement, quand tu viens ici, c’est pour manger de la poutine pis des hot-dogs. Les pizzas aussi sont vraiment bien aimées. »

La clé du succès? Le temps. « Je ne suis même pas inquiète pour les futurs propriétaires, s’ils mettent du temps. Il ne faut pas compter notre temps. Si tu as du cœur et que tu veux que ça fonctionne, c’est une petite mine d’or. »

Pénurie de main d’oeuvre

Même si une petite affiche d’offre d’emplois est bien visible dans la porte d’entrée du restaurant, elle révèle que contrairement à ses compétiteurs, son entreprise ne souffre pas de la pénurie de main d’œuvre.

« Je la laisse là pour avoir une banque de C.V., car pour ce qui est du personnel, ça va même très bien, mais on va toucher du bois. J’ai des bonnes étudiantes qui font les fins de semaine et j’ai Shirley qui est là depuis 20 ans. »

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