L’UPA locale lève son chapeau aux consommateurs

Serge Tremblay
L’UPA locale lève son chapeau aux consommateurs
La consommation de fruits et légumes locaux a une incidence qui se répercute rapidement sur la demande chez les producteurs maraîchers. (Photo : Unsplash)

Le Syndicat de l’UPA Maria-Chapdelaine salue les efforts de consommation de produits alimentaires locaux des consommateurs. Un comportement qui a un impact sur les fermes d’ici.

« On se réjouit que les gens, dans le cadre dans la pandémie, aient répondu vraiment positivement en favorisant l’achat local dans leur panier d’alimentation. La consommation de produits locaux est l’un des enjeux importants dans le milieu agricole et il faut arrêter de casser du sucre sur le dos des gens et le dire, ils ont vraiment répondu à l’appel », lance Étienne Barrette, président du Syndicat de l’UPA Maria-Chapdelaine.

Impact tangible

Évidemment, le souhait est que ce comportement puisse se maintenir dans le temps alors que la pandémie, particulièrement à ses débuts, a fait ressortir l’importance de développer l’autonomie alimentaire du Québec.

« Au début, on se souviendra que l’on craignait que certaines denrées et produits se retrouvent limités ou encore en rupture d’approvisionnement. Quand tu confis à des gens à l’étranger ton approvisionnement, tu deviens dépendant d’eux. C’est un bon rappel qu’il faut favoriser la consommation locale. »

C’est d’autant plus vrai en ce qui a trait à des produits essentiels comme la nourriture. Et en bonus, les retombées de l’achat local se font rapidement ressentir sur les fermes.

« On remarque qu’un petit effort de plus de consommation locale augmente de beaucoup la demande. Il s’agit de créer une habitude et l’augmentation est significative et ça se constate rapidement chez les producteurs. »

Fruits et légumes

Étienne Barrette ajoute que c’est probablement encore davantage le cas chez les producteurs maraîchers, secteur dans lequel le Québec importe beaucoup de produits en provenance des États-Unis et du Mexique, notamment.

Si l’on souhaite un jour s’affranchir de ces importations, cela impliquera un changement dans les habitudes alimentaires des gens. Il faudrait consommer un panier alimentaire qui reflète l’évolution des saisons québécoises.

« C’est certain qu’on ne cultivera pas des bananes et des oranges et que l’on continuera d’en importer. Par contre, il serait possible d’avoir une alimentation qui tournerait autour des produits saisonniers du Québec. »

C’est là un défi important, concède Étienne Barrette, mais en attendant, l’UPA Maria-Chapdelaine lève son chapeau au consommateur local pour avoir épaulé les producteurs d’ici.

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