Le projet de la Coopérative Grand Bleu sur la bonne voie

Serge Tremblay
Le projet de la Coopérative Grand Bleu sur la bonne voie
Daniel Leblond, président de la Coopérative Grand Bleu. (Photo courtoisie)

Le projet de la Coopérative Grand Bleu d’implanter une nouvelle usine de transformation de bleuet à Dolbeau-Mistassini va bon train. Le montage financier de ce projet évalué entre 25 et 30 M$ serait sur le point d’être attaché.

« Nous sommes en phase de finalisation de notre dossier. C’est un processus qui est très long, mais le conseil d’administration est très optimiste. Il faut prendre le temps de bien se sécuriser, mais nous sommes en très bonne posture », mentionne le président de la coopérative, Daniel Leblond.

Le projet de la Coopérative Grand Bleu permettrait de transformer autour de 15 millions de livres de bleuets annuellement. L’effectif de l’organisation serait constitué d’une très forte majorité de propriétaires de bleuetières privées, et ce, en provenance de sept régions du Québec.

Le conseil d’administration a toujours dans la mire de construire son usine en vue de 2020, un scénario qui demeure crédible avec les données actuelles, selon Daniel Leblond.

« C’est très réaliste. Définitivement, si le projet voit le jour, et on est très positif, ce sera pour 2020. On ne change pas notre cible et ce sera assurément à Dolbeau-Mistassini, ça c’est clair! »

Un scénario idéal serait de pouvoir mettre en branle le projet de façon plus soutenue vers le début de l’été.

(Photo Trium Médias – Serge Tremblay)

Prudence

Daniel Leblond l’affirme d’emblée, il aurait souhaité être en mesure d’aller plus rapidement, mais la prudence s’imposait.

« C’est certain que l’on aimerait que ça aille au galop, mais on ne veut pas se planter. C’est un projet d’envergure qui demande beaucoup d’investissement, alors il faut prendre le temps de faire les choses comme il faut. »

D’autant plus que percer le marché du bleuet, qui est dominé par Bleuets sauvages du Québec et Bleuets Mistassini, n’est pas chose simple.

« On est dans un marché avec de gros joueurs. Si on veut être capable de se tailler une place et prendre notre part de marché, on ne peut pas improviser. »

La Coopérative Grand Bleu souhaite que son projet puisse aider les producteurs à assurer leur pérennité dans un contexte où les prix offerts pour le bleuet ont été plutôt bas ces dernières années.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des