Le Marché Tradition d’Albanel remonte la pente

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Par Serge Tremblay
Le Marché Tradition d’Albanel remonte la pente
Le Marché Tradition d’Albanel. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Après plusieurs années de vaches maigres, la Coopérative d’Albanel (Marché Tradition) connaît enfin de meilleurs jours. Un plan de gestion serré et un investissement de 85 000 $ en provenance de la population ont changé la donne pour l’organisation.

« En avril 2018, avec le bilan négatif que l’on avait du point de vue financier, il fallait agir. On a rencontré la Fédération des coopératives pour qu’elle nous aide à identifier ce qu’il fallait faire. Une étude a été faite et un plan sur trois ans a été produit pour que l’on puisse atteindre la rentabilité », explique André St-Pierre, président de la coopérative.

Les heures de travail du personnel ainsi que les pratiques d’achat de l’épicerie ont été entièrement revues afin d’être mieux alignées sur les perspectives de ventes. La gestion plus serrée de l’inventaire ne s’est pas faite sans répercussion à court terme, mais a donné les fruits escomptés.

« Il y a eu un moment où certains départements comme la bière et le vin étaient moins bien stockés, il faut le reconnaître. Le but était de suivre de façon rigoureuse notre plan et maintenant, on peut dire que nos chiffres se sont améliorés d’environ 400% par rapport aux mêmes dates de l’année précédente. »

André St-Pierre, président de la Coopérative d’Albanel, se réjouit de l’amélioration de la situation financière de l’organisation. Il est ici en compagnie du gérant d’épicerie, André Laprise, et de Nancy Bélanger, responsable du prêt à manger.

Appui local

Parallèlement, l’organisation a lancé un appel à la population afin d’obtenir des liquidités. Des gens du milieu ont accepté des prendre des parts privilégiées sans intérêt pour assurer le maintien du commerce dans leur localité, ce qui a permis d’amasser 85 000 $.

« C’est un effort substantiel qui a été fait par la population. La municipalité a aussi été d’un grand soutien. Les gens ont démontré qu’ils y croyaient. Ça augure très bien pour l’avenir, mais c’est certain que le nerf de la guerre sera toujours l’achat local. »

André St-Pierre précise que l’influx d’argent en provenance de la population a permis à l’organisation de cesser d’opérer sur la marge de crédit et de sauver des frais. Il espère que la coop sera en mesure de racheter les parts privilégiées dans les meilleurs délais.

« Le plan que l’on applique donne des résultats, alors on espère que dans l’avenir le plus rapproché possible on sera en mesure de commencer à racheter des parts. »

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