La Normandinoise vise un projet de l’ordre de 400 000$

Denis Hudon
La Normandinoise vise un projet de l’ordre de 400 000$
Les copropriétaires de la ferme Beauregard et de la fromagerie La Normandinoise, Yvon Fortin et Hélène Cadieux. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

La Fromagerie La Normandinoise travaille sur un projet d’agrandissement avec acquisition de nouveaux équipements, ce qui lui permettrait d’augmenter sa production et de développer de nouveaux produits.

Le projet est évalué à près de 400 000 $ et les copropriétaires Hélène Cadieux et Yvon Fortin visent l’horizon automne 2019 ou printemps 2020 pour le réaliser. Le couple est aussi copropriétaire de la Ferme Beauregard, adjacente à la fromagerie sur la rue Saint-Cyrille à Normandin, qui fournit le lait nécessaire à la fabrication des fromages.

La ferme produit 450 000 litres de lait annuellement et la fromagerie n’a la capacité actuelle que d’en transformer 300 000 litres.

« Notre objectif est d’utiliser tout notre lait pour la fromagerie », explique Hélène Cadieux.

L’agrandissement permettrait presque de doubler l’espace réservé à l’emballage des fromages. La mécanisation de l’emballage, qui se fait présentement à la main, nécessitera à lui seul un investissement de l’ordre de 175 000$.

« Au lieu des 24 heures nécessaires chaque semaine pour emballer nos produits, la machine pourrait réaliser le même travail en moins de deux heures. Ça laisse beaucoup de temps à redistribuer pour la fabrication de nos fromages et qui permettra d’accroître notre production et même de lancer de nouveaux produits. »

Autres projets

À ce jour, La Normandinoise fabrique quatre cheddars vieillis, trois fromages de spécialité (Le Péribonka, Le Maria Chapdelaine et Le Chant du coq), quatre cheddars aromatisés ainsi que son fromage en grain régulier et aux épices.

Le Péribonka demeure le plus gros vendeur avec 1 500 fromages distribués chaque semaine partout au Québec.  Il est d’ailleurs parmi les finalistes 2019 aux prestigieux prix Caseus.

Le Maria Chapdelaine suit avec 500 à 600 fromages hebdomadairement. Le fromage en grain de La Normandinoise s’écoule à environ 500 livres par semaine, mais uniquement sur le territoire de la MRC Maria-Chapdelaine.

En prenant de l’expansion, La Normandinoise, qui a vu le jour en 2006, pourrait produire davantage de fromages cendrés, comme le Chant du Coq, très en demande.

« J’aimerais bien ajouter à ma production trois ou quatre autres fromages et élargir mon marché à l’Ontario et aux États-Unis », ajoute Hélène Cadieux.

Et pourquoi ne pas fabriquer éventuellement du fromage de chèvre et même un fromage moitié lait de chèvre, moitié lait de vache? « Nous sommes en réflexion là-dessus ».

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